Les Émirats arabes unis investissent jusqu’à 50 milliards d’euros pour bâtir le plus grand campus d’IA d’Europe en France

Porté par un investissement vertigineux, estimé entre 30 et 50 milliards d’euros, ce projet inclut également un gigantesque data center destiné à soutenir les infrastructures de calcul nécessaires aux applications les plus avancées.

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Une alliance stratégique entre Paris et Abou Dhabi

C’est lors du sommet sur l’IA à Paris qu’a été scellée cette ambitieuse collaboration. Emmanuel Macron et Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan ont signé un accord majeur visant à renforcer les liens entre la France et les Émirats arabes unis dans le domaine des technologies de pointe. Objectif affiché&nbsp: faire de la France un hub européen capable de rivaliser avec les États-Unis et la Chine.

Le campus sera développé par un consortium regroupant des poids lourds industriels et financiers des deux pays, notamment le fonds d’investissement MGX, soutenu par Abou Dhabi. L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à attirer des investissements étrangers tout en favorisant les collaborations internationales autour de l’IA.

Un data center à la puissance inédite

Le futur data center, pièce maîtresse du projet, promet une capacité de calcul hors norme pouvant atteindre un gigawatt. Pour mettre cela en perspective, c’est l’équivalent de plusieurs milliers de centres de données classiques réunis. Une puissance indispensable pour traiter en temps réel les volumes de données nécessaires aux applications d’IA de dernière génération.

Clara Chappaz, ministre française en charge de l’intelligence artificielle, a souligné que 35 sites potentiels avaient déjà été identifiés pour accueillir de nouvelles infrastructures.

Le projet sera présenté en détail lors du sommet Choose France 2025, un événement phare conçu par Emmanuel Macron pour renforcer l’attractivité économique du pays. Cette édition mettra un accent particulier sur les technologies d’IA et devrait attirer des figures de premier plan.

Open source et régulation&nbsp: les autres enjeux du sommet IA

En parallèle, les débats sur l’importance des plateformes open source dans le développement de l’IA ont rythmé les discussions. Yann Le Cun, directeur du laboratoire IA de Meta, a plaidé en faveur d’un écosystème ouvert, condition essentielle selon lui pour stimuler l’innovation collaborative.

De son côté, Yoshua Bengio, co-lauréat du prix Turing, a insisté sur l’urgence de réguler les usages de l’IA. Il a annoncé la publication prochaine du premier rapport international sur la sécurité de cette technologie, visant à prévenir ses dérives tout en maximisant ses bénéfices.

L’investissement émirati en France s’inscrit aussi dans une compétition géopolitique plus large. Alors que les États-Unis et la Chine accélèrent leurs efforts pour dominer le secteur, l’Europe cherche à se positionner comme une alternative crédible.

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