Deux des figures les plus influentes de la tech, Elon Musk et Mark Zuckerberg, suscitent aujourd’hui des avis majoritairement négatifs aux États-Unis.
D’après une étude, les opinions publiques sur Elon Musk et Mark Zuckerberg se sont détériorées, et ce, à travers tous les segments de la population américaine. Si Musk conserve un soutien marqué chez les Républicains, il est largement rejeté par les Démocrates et les jeunes adultes. Quant à Zuckerberg, les critiques sont quasi unanimes, indépendamment des affiliations politiques.
Une polarisation politique marquée
Musk divise profondément les Américains en fonction de leur bord politique. 73 % des Républicains et indépendants de droite ont une opinion favorable de lui, un chiffre qui grimpe à 84 % chez les Républicains conservateurs. À l’inverse, près des trois quarts des Démocrates progressistes le perçoivent négativement, critiquant son engagement politique et sa gestion controversée de Twitter (désormais X).
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Mark Zuckerberg, lui, ne bénéficie d’aucun véritable bastion de soutien. 60 % des Républicains et 87 % des Démocrates libéraux ont une opinion négative du fondateur de Meta. Les scandales autour de la gestion des données personnelles et l’impact des réseaux sociaux sur la société ont terni son image de manière plus transversale que celle de Musk.
Un rejet accentué chez les jeunes adultes
L’âge joue aussi un rôle clé dans la perception de ces deux entrepreneurs. 67 % des Américains de moins de 30 ans ont une opinion défavorable de Musk, un chiffre qui diminue progressivement avec l’âge. Les 30-49 ans restent critiques à 50 %, tandis que les plus de 50 ans sont plus partagés.
Pour Zuckerberg, les moins de 30 ans sont les plus sévères : 70 % d’entre eux expriment une opinion négative. Les 30-49 ans sont encore plus critiques (72 %), une tendance qui s’adoucit légèrement chez les plus âgés.
Pourquoi une telle hostilité chez les jeunes ? Une connaissance plus approfondie des effets négatifs des réseaux sociaux et un rejet du pouvoir excessif de la tech semblent jouer un rôle majeur.
La rançon de la célébrité numérique
Si autrefois les PDG des grandes entreprises évoluaient loin des projecteurs, Musk et Zuckerberg sont devenus des figures de la culture populaire mondiale, au même titre que des stars du cinéma ou du sport. Seulement 3 % et 6 % des Américains ignorent qui ils sont, preuve de leur omniprésence médiatique.
Mais cette célébrité a un coût. La moindre déclaration de Musk sur X ou la moindre décision de Zuckerberg chez Meta est instantanément scrutée, commentée et critiquée. Une exposition qui alimente une forme de lassitude et de défiance, en particulier chez ceux qui fréquentent le plus les réseaux sociaux.
Controverses et décisions impopulaires
Si leurs entreprises prospèrent, leurs choix personnels et professionnels ont largement contribué à ternir leur image.
Musk, en multipliant les prises de position politiques clivantes et en transformant Twitter en un espace souvent chaotique, s’est aliéné une partie du public.
Zuckerberg, avec les controverses sur la gestion des données, les effets de Facebook et Instagram sur la santé mentale, et des décisions comme l’achat controversé de terres à Hawaï, continue d’incarner pour beaucoup le symbole d’une tech déshumanisée.