Cyberattaque contre X&nbsp: Musk accuse l’Ukraine, un groupe pro-palestinien revendique

Une cyberattaque d’ampleur a frappé le réseau social X ce lundi 10 mars, ravivant les tensions entre hacktivisme et enjeux géopolitiques. Tandis qu’Elon Musk pointe du doigt une origine ukrainienne, un collectif pro-palestinien, Dark Storm Team, revendique l’opération.

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Une offensive soudaine

Le 10 mars 2025, des milliers d’utilisateurs signalent des dysfonctionnements majeurs sur X. Très vite, Elon Musk réagit et attribue la panne à une cyberattaque d’envergure, précisant que les premières analyses révèlent des adresses IP ukrainiennes comme source probable.

En cybersécurité, le traçage d’adresses IP est rarement une preuve irréfutable. Les hackers utilisent fréquemment des techniques de masquage avancées pour brouiller leur localisation réelle, rendant toute accusation prématurée risquée sans une enquête approfondie.

Fin décembre 2023, la plateforme X avait déjà connu un dysfonctionnement d’une heure. Plus récemment, à la fin du mois de février, c’est WhatsApp, l’application de messagerie de Meta, qui avait subi une panne d’ampleur mondiale.

Dark Storm Team sort du silence

Alors que l’affaire prend de l’ampleur, un groupe d’hacktivistes nommé Dark Storm Team revendique l’attaque via Telegram. Ce collectif, qui affiche un soutien affirmé à la cause palestinienne et une opposition frontale à l’OTAN et à Israël, n’en est pas à son premier coup d’éclat.

Cette revendication pose une nouvelle question&nbsp: X a-t-il été victime d’une cyberguerre asymétrique menée par des acteurs non étatiques, ou s’agit-il d’un écran de fumée dissimulant d’autres responsabilités&nbsp?

Des entreprises comme Orange Cyberdefense suivent depuis 2023 les actions de Dark Storm Team. Le collectif s’est déjà illustré par des attaques contre des infrastructures critiques, notamment l’aéroport international de Los Angeles et le port d’Haïfa en Israël.

 

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