L’administration Trump se réunit aujourd’hui au sujet du dossier TikTok. L’application, menacée d’être bannie des Etats-Unis d’ici le 5 avril si aucune cession n’intervient, est convoitée par plusieurs investisseurs. Entre Oracle, Microsoft, le fonds Blackstone, mais aussi des firmes de private equity et de venture capital, ou encore Perplexity, une startup soutenue par Amazon qui souhaite ouvrir le code source du feed “For You”, la liste est longue.
« La décision sera ma décision »
Donald Trump a affirmé à de nombreuses reprises sa volonté de clôturer le dossier TikTok. Il a même affirmé le mercredi 26 mars qu’il « accorderait peut-être une petite ristourne ou quelque chose ». Il a également déclaré ne pas exclure la possibilité de réduire les droits de douanes sur les importations des produits chinois si un accord est conclu.
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Quelques jours plus tard, le dimanche, il a déclaré avoir « beaucoup d’acheteurs potentiels », soutenant que le réseau social « suscite beaucoup d’intérêt », tout en soulignant qu’il « aimerait voir TikTok rester en vie ». L’occasion avait également été de préciser que « la décision sera ma décision ». Des propos qui peuvent interroger l’intérêt de la réunion de jour.
Le lendemain, le lundi 31 mars, lors d’un échange avec des journalistes dans le bureau ovale, Donald Trump avait été plus nuancé sur un éventuel deal, indiquant : « Je pourrais étendre [la date butoire] si je le veux ».
Une cession déjà reportée
La réunion de ce mercredi devrait rassembler le vice-président JD Vance, le secrétaire au commerce Howard Lutnick, le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz et la directrice du renseignement national des États-Unis Tulsi Gabbard.
Parmi eux, JD Vance laisse apparaître une certaine confiance quant à un accord : « Il y aura très probablement un accord de haut niveau qui je pense satisfera nos préoccupations en matière de sécurité, permettant d’avoir une entité américaine de TikTok distincte ».
Reste à voir ce qu’en pense la maison-mère de TikTok, le chinois ByteDance, pense de tout cela. Au moment de la déclaration, l’entreprise n’avait pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters.
A l’origine, le Congrès avait fixé comme date limite de cession le 19 janvier, mais aucun accord n’avait abouti. Donald Trump avait donc signé un décret pour étendre cette deadline de 75 jours. Le réseau social s’était alors retrouvé suspendu pendant quelques heures.