Toujours aussi coloré, mais…
Après Légendes Pokémon : Arceus, Game Freak remet la machine à voyager dans le temps en marche et nous propulse dans une aventure plus moderne, plus audacieuse. Ainsi, Légendes Pokémon : Z-A voit le jour ! Direction Kalos (coucou Pokémon X/Y), dans la ville d’Illumis en pleine mutation, où science et mythes s’entrechoquent. Le jeu marque surtout l’arrivée des Pokémon sur Switch 2, oui, mais avec une technique enfin capable de soutenir les ambitions du studio ? De quoi réconcilier les dresseurs nostalgiques et les explorateurs en herbe ? Nous avons terminé cette aventure, il est temps de vous en parler !
C’est beau, fluide.
Commençons par ce qui saute aux yeux pour ne pas changer, la partie visuelle. Ici, Légendes Pokémon : Z-A fait un vrai bond en avant pour la série, sans pour autant décrocher la lune. L’aventure se déroule dans une grande cité : Illumis. Et quelle ville ! Immense, labyrinthique, baignée de néons et de ruelles étroites où la modernité côtoie les vestiges d’un passé plus rustique. Le rendu des bâtiments est globalement convaincant, avec une belle gestion de la lumière et une fluidité exemplaire. Et pour cause, le titre tourne à 60 fps constants, sans le moindre accroc, même dans les zones les plus denses. Nous sentons que la firme a profité de la puissance de la Switch 2 pour lisser son moteur et livrer une expérience fluide comme jamais ; un vrai plaisir pour les yeux et pour la manette.
Mais si la première impression en met plein la vue, elle finit vite par laisser place à un sentiment plus mitigé. Illumis est grande, certes, mais parfois bien vide. Certains quartiers semblent avoir été conçus pour accueillir plus d’animation qu’ils n’en ont réellement, et il n’est pas rare de traverser des avenues sans croiser âme qui vive. Ce manque de vie urbaine casse un peu l’immersion et rappelle les limites techniques et de conception du studio. Trop d’ambition, pas assez de densité ? Nous pensons surtout que c’est la version Switch 1 qui limite pas mal de choses… À cela s’ajoute un clipping assez visible. Certains PNJ ou Pokémon apparaissent brutalement à quelques mètres du joueur, brisant l’effet de continuité pourtant admirablement soutenu par la fluidité du framerate.
Et puis, il y a ces quelques bugs de collision qui viennent ternir le tableau. Voir un Pokémon coincé dans un mur ou un dresseur flotter à moitié dans le sol en pleine bataille, ça a de quoi casser la tension d’un affrontement épique. Ces maladresses restent rares, mais nous sentons que les développeurs sont limités à cause de la Switch ; il serait temps de se focaliser uniquement sur la nouvelle plateforme de Big N. pour nous en mettre plein la vue. Malgré ces accrocs, Légendes Pokémon : Z-A conserve une vraie patte visuelle. Propre, lumineuse, et surtout cohérente dans son ambiance. Illumis brille de mille feux, même si certaines zones manquent cruellement de folies visuelles. Bref, c’est beau, fluide, mais encore perfectible ; un pas de géant pour la série, pas encore un saut dans la next-gen à la sauce Nintendo.