Une direction artistique lunaire entre froideur et poésie
Développé et édité par Capcom, Pragmata s’impose comme une nouvelle licence ambitieuse mêlant science-fiction et action, disponible sur PS5, Xbox Series X|S, Switch 2 et PC. Le titre nous propulse dans un futur proche, au cœur d’une station de recherche lunaire mystérieusement coupée du monde, où tout semble avoir basculé. Nous y incarnons Hugh Williams, épaulé par Diana, une androïde à l’apparence d’une enfant, avec laquelle nous devons coopérer pour survivre face à une intelligence artificielle devenue hostile. Entre exploration d’un complexe froid et labyrinthique, affrontements contre des machines incontrôlables et mécaniques de hacking originales, Pragmata propose une aventure à part, qui intrigue autant par son univers que par son approche du gameplay. Nous avons terminé cette nouvelle odyssée, il est temps de vous en parler.
Une expérience visuelle solide et stable.
Parlons peu, parlons bien, alors la partie visuelle, cela donne quoi ? Eh bien Pragmata impressionne immédiatement par la propreté de son rendu. Chaque élément à l’écran semble finement travaillé, avec une netteté constante qui met en valeur les textures et les matériaux, qu’il s’agisse des structures métalliques de la station ou des surfaces plus organiques recréées artificiellement. Les jeux de lumière sont particulièrement réussis, oscillant entre une froideur clinique et des touches plus chaleureuses dans certains espaces, créant une ambiance visuelle contrastée mais toujours cohérente. Les effets de particules, les reflets et les ombres dynamiques renforcent cette sensation de précision technique, donnant au jeu une vraie identité visuelle moderne et maîtrisée.
La variété des décors constitue également un vrai point fort. Même si l’aventure se déroule majoritairement dans une station lunaire, Pragmata parvient à éviter toute monotonie grâce à des environnements qui se renouvellent régulièrement. Zones industrielles, espaces résidentiels recréés, structures instables défiant parfois les lois de la gravité ou encore sections plus ouvertes exposées au vide spatial… chaque zone apporte son ambiance et ses particularités. Cette diversité visuelle nourrit l’exploration et donne constamment envie d’avancer, avec cette curiosité de découvrir ce qui se cache derrière la prochaine porte ou au détour d’un couloir.
Sur le plan technique, cette production propose plusieurs modes graphiques permettant d’adapter l’expérience selon les préférences. Le mode Performance privilégie la fluidité avec un framerate élevé avoisinant les 60 images par seconde, idéal pour profiter pleinement des phases de combat et de leur intensité. De son côté, le mode Qualité mise sur une image plus fine et plus détaillée, avec un rendu global encore plus propre, tout en conservant une fluidité très confortable malgré un framerate variable. Dans les deux cas, Pragmata s’en sort avec les honneurs, offrant une expérience visuelle solide et stable qui renforce encore davantage l’immersion dans cet univers aussi fascinant que mystérieux.