TEST Forza Horizon 6 : Tokyo, drift et liberté, la claque automobile ultime au cœur du Japon

Tokyo drift n’a jamais aussi bien porté son nom

Nous y sommes, Forza Horizon 6 voit enfin le jour et emmène la célèbre licence arcade de Playground Games au Japon pour son épisode le plus ambitieux à ce jour. Après le Mexique, la série change totalement d’ambiance et nous invite à explorer une carte immense mêlant mégalopole futuriste, routes de montagne enneigées, villages reculés et ports industriels. Avec plus de 550 véhicules au lancement, une progression repensée et un openworld qui pousse enfin à la simple balade autant qu’à la compétition, cet opus a clairement décidé de nous faire perdre des dizaines et des dizaines d’heures… avec le sourire aux lèvres. Bref, il est temps de vous livrer nos impressions sur cette nouvelle production !

Ce n’est pas juste beau à regarder, c’est un décor qui change l’humeur de chaque session.

Forza Horizon 6 images (3)N’ayons pas peur des mots, visuellement, Forza Horizon 6 fait très mal. Très, très mal. Le titre impressionne dès les premières secondes, et pas seulement parce que le cadre japonais était attendu depuis des années. Le studio a clairement mis les petits plats dans les grands avec une carte gigantesque, mais surtout bien plus dense que les précédents épisodes. Tokyo vole souvent la vedette avec ses rues saturées de panneaux lumineux, ses échangeurs empilés sur plusieurs niveaux, ses ruelles étroites et ses parkings cachés qui semblent tout droit sortis d’un fantasme de passionné d’automobile. Pourtant, il suffit de quitter la ville pour comprendre l’ampleur du travail. Routes de montagne couvertes de pétales, petits villages perdus, ports industriels labyrinthiques, forêts épaisses, cols enneigés… chaque zone donne réellement l’impression de traverser plusieurs Japon en un seul trajet. Nous avons souvent oublié la prochaine course juste pour suivre une route inconnue et voir où elle menait.

Le plus bluffant reste la gestion de la lumière et de la météo dynamique. Le monde change en permanence, et cela transforme totalement l’ambiance d’une simple balade. Un trajet commencé sous un grand soleil peut se terminer sous une pluie fine, avec l’asphalte qui se gorge de reflets et les phares qui découpent la nuit naissante. Le cycle jour/nuit apporte énormément au voyage. Au petit matin, les routes de campagne baignent dans une lumière douce presque irréelle, en soirée, Tokyo devient un terrain de jeu hypnotique, où chaque néon se reflète sur la carrosserie comme si la voiture roulait dans une publicité. Même la neige sur les hauteurs évolue progressivement lorsque nous grimpons en altitude, ce qui renforce cette sensation de road trip vivant. Ce n’est pas juste beau à regarder, c’est un décor qui change l’humeur de chaque session.

Forza Horizon 6 image (13)La sensation de tourisme numérique est probablement ce que Forza Horizon 6 réussit le mieux. Nous avons parfois eu envie de nous arrêter sur le bas-côté pour contempler un sanctuaire perdu dans les bois, une station-service rétro ou un simple parking sous un échangeur. Cela peut sembler étrange pour un jeu de course, mais c’est justement ce qui rend cet épisode si marquant. Les effets météo, les ombres dynamiques, les nuages qui se déplacent au-dessus des montagnes et les variations de saison donnent à la carte une vraie personnalité. Même sans lancer une seule épreuve, il est possible de passer une heure à rouler au hasard, juste pour profiter du paysage. Et c’est sans doute le plus beau compliment que nous puissions faire : Forza Horizon 6 donne parfois davantage envie de voyager que de gagner.

redacteur vignetteMartial DUCHEMIN
Rédacteur en chef – Spécialiste Japon
Résident au Japon qui a trois passions dans la vie : les jeux vidéo, les figurines, et la bouffe. Adore les balades à Akiba, le retrogaming, et les salles d’arcade. Ma vie est vouée à Dragon Ball.
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