Quand la planète se montre sous son meilleur… et son pire profil
Après les événements de Final Fantasy VII Remake (lire par ailleurs notre test), Cloud, Tifa, Aerith, Barret et leurs compagnons quittent Midgar pour partir à la poursuite de Sephiroth à travers un monde bien plus vaste. Cette seconde partie de la trilogie développée par Square Enix change d’échelle et propose une aventure gargantuesque mêlant exploration, combats spectaculaires et scènes mémorables. Sur Switch 2, Final Fantasy VII Rebirth tente l’exploit de faire tenir l’un des RPG les plus ambitieux de ces dernières années dans une console hybride. Une mission réussie sur certains points, mais qui demande aussi plusieurs sacrifices techniques difficiles à ignorer. Pour le coup, parlons-en dans ce test !
La première impression reste globalement positive.
La première impression reste globalement positive. Voir les vastes plaines, les villages et les régions iconiques de l’univers de Final Fantasy VII tourner sur une console Nintendo portable conserve un petit effet magique. Les personnages principaux profitent toujours d’une excellente modélisation, les animations sont soignées et la direction artistique continue de faire des merveilles. Même plusieurs années après sa sortie initiale, Final Fantasy VII Rebirth conserve ce sens du spectacle capable de transformer une simple balade dans les prairies en carte postale géante.
Malheureusement, plus nous avançons dans l’aventure, plus les compromis deviennent visibles. Les textures affichent une qualité inégale, certains éléments de décor apparaissent brutalement à l’écran et le clipping est parfois particulièrement agressif. Dans les zones ouvertes, il n’est pas rare de voir la végétation, les rochers ou certains objets surgir à quelques mètres seulement du personnage. Ces défauts cassent régulièrement l’immersion et donnent parfois l’impression que le moteur graphique peine à suivre les ambitions du jeu.
Le constat varie également selon le mode utilisé. En Portable, l’image apparaît plus fine et les imperfections se fondent davantage dans la petite taille de l’écran. Le résultat reste étonnamment agréable malgré les concessions. En mode TV, en revanche, les défauts sautent beaucoup plus facilement aux yeux. Les textures deviennent plus baveuses, le popping plus visible et certaines limites techniques s’exposent sans filtre. Nous avons parfois eu le sentiment que quelques mois supplémentaires d’optimisation auraient permis d’offrir une expérience visuelle nettement plus homogène.
