Difficile d’être passé à côté, le one more thing du dernier State of Play a été une sacrée révélation, celle de God of War Laufey, avec plus de 20 minutes de gameplay du début de ce nouveau jeu signé Santa Monica Studio. De nombreux détails ont été dévoilés et précisés quant à ce que nous avons pu voir dans cette longue séquence, alors faisons le point.
Une aventure sur un nouveau plan d’existence
Sur le PlayStation Blog, God of War Laufey est décrit comme « le prochain opus principal de la licence ». Nous y incarnerons donc Faye juste après sa mort, qui comme nous l’avons vu se réveille dans une mystérieuse contrée à la suite de son enterrement, l’au-delà des dieux baptisé l’Everywhen ! C’est l’alpha et l’oméga pour toute forme de magies, lieu de leurs naissances et où elles reviennent, mais où leur flux naturel est actuellement dérangé. Cette aventure se déroulant à priori en parallèle de God of War (2018) (et God of War Ragnarök ?), si le temps s’y écoule de la même manière, va donc évoquer une thématique majeure liée aux créatures et êtres divins, la même qui obsédait Odin, dans un espace où les représentants des diverses mythologies sont réunis et luttent pour prendre le pouvoir sur des terres dangereuses.
Deux d’entre eux croisent ainsi la route de Faye peu après son arrivée, qui à eux seuls justifient l’utilisation du nom God of War pour le jeu. En effet, le premier est le seigneur de la guerre Begtse issu de la mythologie bouddhique tibétaine et auparavant vénéré par les Mongols, un dharmapāla pour être exact. La deuxième parlera déjà à davantage de monde, puisqu’il s’agit de Sekhmet, déesse guerrière égyptienne souvent représentée avec une tête de lionne. Le simple fait que des représentants de différents panthéons soient réunis dans un même endroit a de quoi exciter les fans du lore.
Il serait particulièrement intéressant de voir des visages familiers venant de Grèce, comme Arès pour n’en citer qu’un, en plus d’espérer quelques réponses concernant Athéna, qui a visiblement pu communiquer depuis ce plan à la fin de GoW III. Quoi qu’il en soit, la simple interrogation s’il s’agit d’un paradis ou d’une prison laisse songeur, tout comme l’éventualité que Faye puisse éventuellement en repartir.
Un casting de choix
Une vidéo dédiée aux acteurs derrière les personnages déjà introduits a également été mise en ligne. Comme dans God of War Ragnarök, Faye est toujours interprétée par Deborah Ann Woll, que les amateurs de séries Marvel connaissent évidemment pour son rôle de Karen Page dans Daredevil, The Punisher et autres projets dérivés. Dans son aventure, elle sera accompagnée par un drôle de cube cosmique baptisé Phranque, qui n’est pas seulement doublé par Jack Quaid (Hugh dans The Boys), ce dernier assurant également la motion capture d’une manière assez amusante. Et à ce duo s’ajoute aussi Rue, incarnée par Perlina Lau, qui n’est autre que le ruban enchanté de l’épée que Faye va retirer de Phranque, qualifiée de gardienne et chargée de veiller à ce que ses pouvoirs ne tombent pas entre de mauvaises mains. Oui, c’est un trio pour le moins étrange qui s’offre à nous.
Une héroïne à ne pas sous-estimer
Le directeur narratif Jimmie Myers et la principale scénariste Elize Morgan ont présenté Faye en vidéo, à toutes fins utiles. Avant sa mort, elle était la gardienne de Midgard et des Géants (Main d’Or des Jötnar), en plus d’avoir été l’ancienne propriétaire de la hache Léviathan, faisant jeu égal avec Thor. Cachant bien des secrets, elle avait préparé un plan pour Kratos et Atreus, dont elle doute désormais qu’il fonctionne après avoir vu le masque sur un cadavre (une drôle de notion dans un tel monde).
Quant à ses capacités en combat, elles ont été mises en avant dans un autre aperçu avec le Lead Hero Designer Kevin Peterson et le Design Director responsable des combats et de la progression, Denny Yeh. Compte tenu de son passé, ils expliquent avoir voulu rendre ses actions léthales, fluides, puissantes et satisfaisantes, construisant son gameplay sur les bases du système de combat des deux derniers épisodes principaux. Évidemment, ce qui frappe d’entrée, c’est que Faye est capable de sauter comme pouvait le faire Kratos durant ses aventures en Grèce.
Son hyperréactivité lui permet de se déplacer aisément entre le sol et les airs, une mobilité aussi bien offensive que défensive lui permettant de faire face aux nombreux dangers de cet Everywhen corrompu, qu’il s’agisse des dieux ou créatures le peuplant. En termes de rythme de combat, il s’agira d’une combinaison de vitesse, contrôle et acharnement en réussissant à maintenir un certain élan entre les attaques.
De plus, les Géants ont accès à de redoutables magies et Faye n’y fait pas exception. Elle peut notamment manipuler les âmes, un pouvoir amplifié dans ce royaume, avec la Paume dorée capable de les détacher du corps de ses adversaires et de les projeter sur d’autres, entre autres. Enfin, en envoyant un ennemi sur Phranque, il le fera rebondir dans les airs, créant une opportunité de combo. Aussi bien lui que Rue pourront être améliorés au fil du jeu.
L’histoire de Kratos n’est pas terminée
Enfin, vous trouverez ci-dessous un entretien entre Cory Barlog, Head of Creative chez Santa Monica Studio, et Ariel Lawrence, qui est la directrice de ce God of War Laufey. Cette dernière n’est pas une novice puisqu’elle était déjà il y a 23 ans. Outre certains détails que nous avons déjà évoqués plus haut, il a bien été précisé que le studio compte bien continuer à proposer des jeux avec Kratos, comparé à un tronc pour la licence. D’ailleurs, Cory a plusieurs personnages favoris et, outre Faye, c’est Sindri qu’il trouve particulièrement intéressant. Espérons que nous finissions par le revoir un jour.
En attendant plus de détails concernant God of War Laufey, qui sortira sur PS5, vous pouvez actuellement vous procurer God of War (2018) à 9,99 € et God of War Ragnarök à 39,99 € chez Cdiscount.
