Jamais VivaTech n’avait attiré autant de monde, l’édition 2026 bat tous les records

Avant même la clôture du salon, les chiffres étaient déjà impressionnants puisque l’on comptait environ 4500 exposants en provenance de 165 pays ainsi que 15000 acteurs émergents venus chercher avant toutes choses de la visibilité mais aussi pourquoi pas des financements pour enfin décoller. C’est tout cela qui a agité VivaTech cette année encore.

De salon tech à rendez-vous mondial&nbsp: VivaTech franchit un cap historique

Cette année avait vu une nouveauté hors des murs de la Porte de Versailles avec l’installation d’une vitrine éphémère sur les Champs Elysées tout la journée du 14 juin. Une manière comme une autre de démocratiser la tech au-delà du seul cercle des initiés.

Au-delà de la fréquentation qui alimente la communication, l’enjeu était ailleurs et avait un nom&nbsp: souveraineté. Dans un contexte en ébullition depuis les prises de décisions radicales de l’administration américaine à l’égard d’Anthropic ainsi que les dernières annonces faites par le Gouvernement français dans le domaine de l’IA, l’ambiance ne pouvait être que spéciale à l’occasion de cette nouvelle édition.

Souveraineté numérique, IA et géants américains&nbsp: les tensions d’une édition stratégique

La Ministre du numérique, Anne Le Hénaff, a d’ailleurs enfoncé le clou du moment solennel en indiquant sans détour que cette question de la souveraineté était synonyme d’indépendance vis-à-vis de modèles étrangers. La France et l’Allemagne (pays partenaire du salon Viva Tech 2026) ont d’ailleurs semblé parfaitement aligné sur ce discours, rejoints en cela par la Commission européenne par l’intermédiaire d’Henna Virkkunen, Vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la Souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie.

Paris et Berlin alignés sur la question de la souveraineté

Si l’on délaisse quelques instants la pure politique pour se tourner du côté des stands, il y avait quelques éléments clés à observer. AWS a rejoint cette année les partenaires fondateurs aux côtés de BNP Paribas, LVMH ou encore Orange. Microsoft, Nvidia et Samsung étaient quant à eux au premier rang sur les affiches accompagnés de OVHcloud et Scaleway. Une liste de partenaires qui est la parfaite traduction d’une situation générale et d’un dilemme pour les DSI française. Collaborer avec les technologies de la superpuissance américaine tout en ne perdant pas la main sur ses propres données. Sacré casse-tête.

A l’occasion de ce salon, plusieurs pépites tricolores ont saisi l’occasion pour se montrer dans la lignée de la sélection French Tech 120 2026 qui avait été révélée deux jours avant l’ouverture du salon. Par ailleurs, les premiers VivaTech x Bloomberg Awards ont mis à l’honneur des figures statutaires du domaine telles que Tim Berners-Lee, Joe Tsai ou encore Yann LeCun.

Jeff Bezos en guest star ultra optimiste

Invité majeur de l’événement, Jeff Bezos est venu assurer une forme de show. Présent pour parler espace et intelligence artificielle et ce seulement quelques jours après l’explosion d’une de ses fusées New Glenn, il s’est laissé aller à quelques déclarations dont il a le secret. “Nous serons limités non par nos capacités, mais par notre imagination” a-t-il notamment indiqué. Une déclaration fastueuse et dont il n’assurera pas le service après, comme souvent. 

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