Une étude révèle qu’être recommandé par ChatGPT peut multiplier par 2,5 les visites vers un site web

Être cité par ChatGPT devient un nouveau levier d’acquisition 

Pour appuyer cette tendance qui s’annonce massive, Similarweb s’est prêtée à trois duels concurrentiels distincts. American Express VS Capital One dans le domaine de la finance, Skyscanner VS Kayak en ce qui concerne le voyage et Sephora VS Ultra dans le secteur de la beauté. Les résultats ne laissent place à aucun doute. Amex VS Capital One, c’est 7.2% des utilisateurs exposés à une recommandation générative qui ont fini sur leur site contre 3.1% pour le concurrent. Encore plus surprenant, ces visiteurs “génératifs” n’ont pas un taux de rebond important, au contraire ils affichent des comportements de consultation dans la longueur tout à fait remarquables. Ils consultent en moyenne 12 pages et restent environ 11.8 minutes.

C’est considérable surtout lorsque l’on met ces chiffres en regard des 6.5 pages et 5.6 minutes moyennes passées sur le même site pour un utilisateur lambda. Quantitativement moins nombreux sans doute mais avec des comportements beaucoup plus affinitaires.

Le vrai défi n’est plus le clic, mais la mesure de l’influence des IA

C’était le volet assez positif de l’étude. A présent, si l’on regarde ce qui interroge fortement, on constate que la mauvaise nouvelle concerne directement les équipes analytics. Car un nouveau comportement se fait jour. Via ChatGPT, 55.9% du trafic ne passe plus par un lien cliqué. Ce qu’il se passe, c’est que l’internaute lit le nom de la marque sur son LLM, termine la conversation et s’en va taper le nom…. sur Google&nbsp! Drôle d’ironie tout de même. Ce qu’il se passe en termes de tracking, c’est qu’en faisant comme cela, on est très proche d’une recherche classique voir d’une génération de trafic direct ce qui fait que le tracking pûrement IA a disparu des radars.

Via ChatGPT, 55.9% du trafic ne passe plus par un lien cliqué

Tout ceci n’est pas nouveau en soi, il s’agit là du biais du dernier clic bien connu en marketing digital. Sauf que la situation que nous explorons ici révèle autre chose car Similarweb indique un élément précis concernant cet angle mot, plus de la moitie (55.9%) de l’impact réel d’une stratégie de GEO échappe à une visibilité dans les tableaux de bord et ce face à des marques qui captent déjà l’essentiel de l’attention de ChatGPT dans leur propre domaine et on déjà pris soin de poser leurs premiers jalons stratégiques.

La mention par ChatGPT, nouvelle metric à ne pas négliger

Dans ces conditions, comment être en mesure de justifier un budget GEO si les effets réels restent invisibles et cachés derrière une recherche classique sur un moteur de recherche&nbsp? La réponse est à trouver dans un mot et surtout une nouvelle habitude, celle de repenser la mesure en faisant émerger le critère de la citation comme un indicateur clé. Il va s’agir de prendre soin de sa présence dans les réponses des IA et surtout rester vigilant quant à la situation générale car les sources privilégiées par ChatGPT et Gemini évoluent vite.

Ainsi, il faut considérer le rôle pivot du SEO, complété par une stratégie GEO qui va déterminer si l’on est visible ou non sur ces outils, si l’on intègre ou non les conversation génératives. Mais prenons garde car une citation générative a une date de péremption et il faut constamment nourrir le système de contenus frais pour maintenir ses mentions. Typiquement, votre page d’arrivée doit constamment tenir ses promesses sous peine de voir un concurrent vous passer devant au bénéfice d’une annonce Google Ads bien paramétrée ou d’un comparateur qui l’indexe mieux.

Au final, cette étude confirme une idée déjà bien présente dans les esprits depuis un certain temps, l’IA pèse lourd et a déjà un impact considérable sur le trafic web bien que celui-ci ne soit pas toujours identifiable et quantifiable dans les outils d’analyse pour l’heure. A défaut de clics, désormais pensons mentions pour piloter les stratégies de génération de trafic.

SOURCE