Docky : le Dock de macOS réinventé, gratuit et open source
Le Dock de macOS n’a quasiment pas bougé depuis vingt ans. Docky, lui, vient de prendre un virage à 180°. Cette application destinée à remplacer le Dock de macOS, jusqu’ici payante avec son palier Pro et sa licence à vie, bascule en gratuit et en open source. Depuis la version 0.7.0 publiée le 25 juin 2026, son développeur a libéré l’intégralité du code sous licence GPLv3. Widgets dans le Dock, Launchpad maison, sélecteur de fenêtres avec aperçu en direct, icônes personnalisées : cet outil booste le Dock de votre Mac.
Sommaire
D’une app payante à l’open source : ce que change la version 0.7.0
Le changelog complet n’est pas disponible, mais la version 0.0.6 date de fin avril 2026. Depuis, Docky continue d’évoluer et il a connu une vingtaine de versions intermédiaires. Mais jusqu’au 25 juin, c’était un logiciel propriétaire et payant, organisé autour d’un palier Pro, d’une licence à vie et d’un essai gratuit. Pas étonnant sur le papier : sur Mac, beaucoup d’apps sont payantes.
La version 0.7.0 change tout. Le développeur a annoncé que Docky devenait gratuit et open source, et que toutes les fonctionnalités auparavant réservées au palier Pro sont désormais accessibles à tous. Le code complet est publié sur GitHub sous licence GPLv3, et le développement serait désormais financé via les dons GitHub Sponsors.
D’après cette discussion sur Reddit, le développeur aurait pris cette décision pour deux raisons : il veut développer une communauté autour de Docky et il ne parvient pas à vendre suffisamment la version payante.
Docky se présente sous la forme d’un fichier DMG, compatible Apple Silicon et Intel, avec une compatibilité à partir de macOS 14 (Sonoma). Pour le moment, ce projet développé par Jose Quintero reste en version bêta.
Un Dock à composer soi-même : widgets, Launchpad et aperçus de fenêtres
L’idée principale de Docky, c’est de transformer la simple barre d’icônes du Dock en un espace de travail modulable. L’utilisateur y glisse et réorganise ce qu’il veut (applications, dossiers, séparateurs, widgets) par glisser-déposer ou via des clics sur les tuiles des applications.
Parmi les fonctionnalités mises en avant sur le site officiel et le dépôt GitHub :
- Des widgets intégrés au Dock : Calendrier, Rappels, Batteries, Système, Météo et lecture en cours. Des bundles communautaires au format peuvent être ajoutés via un widget store (qui a besoin de s’étoffer).
- Les Smart Stacks, qui empilent plusieurs widgets dans une seule tuile pour les faire défiler à la même place.
- Des dossiers d’applications enrichis, avec navigation imbriquée, Quick Look et glisser-déposer, capables d’afficher les applications en cours d’exécution.
- Un Launchpad maison : un lanceur plein écran avec recherche au clavier et grille configurable, ouvrable via un raccourci global personnalisable.
- Un sélecteur de fenêtres façon , qui prévisualise en direct la fenêtre surlignée à sa position réelle à l’écran.
- Des icônes d’applications personnalisées et des actions scriptées (AppleScript et séquences de clics dans les menus).

Une interface de configuration permet de personnaliser le Docky, que ce soit visuellement ou au niveau de son contenu. Ci-dessous un exemple avec le thème Snow Leopard, pour ceux qui voudraient récupérer un thème macOS d’ancienne génération.

Le Docky peut accueillir des widgets directement au milieu des tuiles applicatives. Vous pouvez, par exemple, afficher la lecture en cours si vous écoutez de la musique ou alors le prochain événement à venir dans votre calendrier.

Pourquoi Docky reste hors du Mac App Store
Pour piloter le Dock système, positionner les fenêtres et capturer les aperçus, Docky s’appuie sur des API privées d’Apple : les Services / ainsi que des d’accessibilité, c’est-à-dire des interfaces non documentées et non supportées publiquement. C’est précisément cet usage qui, d’après le développeur, interdit toute distribution sur le Mac App Store : ces mécanismes sortent du cadre du sandboxing imposé par la boutique d’apps.
D’après le fichier du dépôt GitHub, Docky réclame les permissions Accessibilité et Enregistrement de l’écran dès le premier lancement, pour gérer les fenêtres et afficher les aperçus. Pour son fonctionnement, Docky a donc besoin de beaucoup de permissions sur la machine locale. Je confirme, il y a toute une série de permissions à attribuer lors de la configuration initiale.

Deux éléments sont toutefois rassurants :
- Le code est désormais ouvert (GPLv3) et donc auditable, ce qui permet de vérifier l’usage réel de ces permissions.
- L’application est notarisée par Apple, gage d’une analyse anti-malware en amont.
Si vous souhaitez tester ou simplement en savoir plus, voici deux liens utiles :