DeepSeek dans le viseur des gouvernements&nbsp: la crainte d’une menace pour la sécurité nationale

La montée en puissance de DeepSeek, une entreprise chinoise spécialisée dans l’intelligence artificielle, suscite des inquiétudes majeures parmi les gouvernements du monde entier. Depuis le lancement de son modèle d’IA avancé, DeepSeek-R1, plusieurs pays ont décidé de bannir ses technologies de crainte que celles-ci ne posent des risques pour la sûreté nationale.

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Les considérations de sécurité en Italie et à Taïwan

L’Italie a récemment ouvert une enquête sur les pratiques de collecte de données de DeepSeek et sa conformité avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne. Cette décision fait suite aux craintes que les lois locales en Chine obligent DeepSeek à partager les données des utilisateurs avec les agences de renseignement chinoises. Le régulateur italien a souligné que bien que la société n’opère pas officiellement en Italie, elle pourrait tout de même violer les réglementations européennes.

De son côté, Taïwan a interdit l’utilisation de DeepSeek par les travailleurs du secteur public et les installations d’infrastructures critiques. Le ministère taïwanais des Affaires numériques a déclaré que la technologie de DeepSeek représente un danger significatif pour la sécurité nationale, en raison des risques potentiels de transmission transfrontalière et de fuite d’informations sensibles (The Taipei Times, 2023).

Réactions au gouvernement des États-Unis

Aux États-Unis, plusieurs entités gouvernementales ont pris des mesures drastiques contre DeepSeek. La Maison des représentants et ses services administratifs ont mis en place des restrictions sur l’utilisation des applications DeepSeek par leurs employés, invoquant des menaces potentielles concernant l’installation de logiciels malveillants. Les fonctionnaires ont reçu l’ordre de ne pas installer les technologies DeepSeek sur les appareils officiels.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a indiqué que l’État protégera ses infrastructures contre les « acteurs étrangers hostiles » en empêchant l’utilisation des applications et technologies DeepSeek dans les dispositifs critiques. Une prise de position similaire a été observée dans les branches militaires américaines.

Interdictions par la marine et le Pentagone

La marine américaine a émis un avis interdisant l’utilisation de DeepSeek par ses membres pour des raisons professionnelles ou personnelles. Cette interdiction est motivée par des préoccupations éthiques et de sécurité liées à l’origine et à l’utilisation de cette technologie. Un porte-parole de la marine a précisé que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique relative aux IA génératives établie par le chef des informations de la marine.

En parallèle, le Pentagone a bloqué l’accès aux technologies de DeepSeek par l’intermédiaire de l’Agence des systèmes d’information de la défense. Cette interdiction découle des inquiétudes croissantes exprimées par les responsables de la défense concernant l’utilisation non autorisée des applications DeepSeek par les employés du département (The New York Times, 2023).

NASA et d’autres entités fédérales

La NASA a suivi le mouvement en interdisant l’accès aux produits et services de DeepSeek sur les appareils et réseaux gérés par l’agence. Un mémo interne a indiqué que DeepSeek et ses technologies ne sont pas autorisés dans les environnements couvrant les données et informations de la NASA.

En plus de la NASA, d’autres entités fédérales, telles que l’Autorité belge de protection des données, l’Irish Data Protection Commission, la CNIL française et la Commission sud-coréenne de la protection des données, ont également exprimé leur intention d’examiner comment DeepSeek gère les informations personnelles des utilisateurs. Ces actions révèlent un souci global de transparence et de respect des normes internationales en matière de protection des données (Reuters, 2023).

La réponse de DeepSeek face aux allégations

Face aux diverses accusations et enquêtes, DeepSeek a répondu en affirmant que ses opérations ne violent aucune législation régionale sur la protection des données. Néanmoins, cette déclaration n’a pas suffi à dissiper les préoccupations de nombreux gouvernements, qui continuent de mettre en garde contre les implications potentielles des technologies de DeepSeek.

Il devient clair que l’ascension rapide et l’adoption mondiale des technologies de DeepSeek ont propulsé la société sous les projecteurs internationaux, soulevant des questions cruciales sur la souveraineté numérique et la sécurité des données.

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