Meta accélère la monétisation de ses réseaux sociaux avec des abonnements premium

Instagram Plus et Facebook Plus sont disponibles à 3,99 dollars par mois, WhatsApp Plus à 2,99 dollars. L’annonce, faite mercredi 27 mai par Naomi Gleit, directrice produit du groupe, confirme une transition progressive engagée depuis Meta Verified en 2023.

Les fonctionnalités mises en avant restent dans un registre utile sans être révolutionnaire. Sur Instagram, les abonnés peuvent visualiser qui a revisionné leurs stories, en étendre la durée de vie au-delà des 24 heures habituelles, ou encore créer des listes d’audience illimitées. WhatsApp Plus mise de son côté sur la personnalisation&nbsp: thèmes visuels, sonneries et possibilité d’épingler autant de conversations que souhaité. Facebook reprend une logique similaire.

Meta accélère sa mutation vers un modèle par abonnement

Ces offres « Plus » ne remplacent pas Meta Verified, le programme centré sur la vérification d’identité, mais viennent en complément (via un investissement financier supplémentaire au passage). Les deux coexistent pour l’heure, mais probablement pas pour longtemps&nbsp: Meta prévoit de tout regrouper sous une bannière unique baptisée Meta One.

Des offres IA suivront dès le mois prochain à Singapour, au Guatemala et en Bolivie&nbsp: Meta One Plus à 7,99 $/mois et Meta One Premium à 19,99 $/mois.

Cet éventail de fonctionnalités payantes sera décliné en plusieurs niveaux. Pour les créateurs et professionnels, deux plans sont déjà en test dans plusieurs pays (Arabie saoudite, Maroc, Thaïlande, Bangladesh)&nbsp: Meta One Essential à 14,99 $/mois et Meta One Advanced à 49,99 $/mois. Ce dernier offre notamment une meilleure visibilité dans les résultats de recherche et la publication de liens depuis des Reels. Des offres IA suivront dès le mois prochain à Singapour, au Guatemala et en Bolivie&nbsp: Meta One Plus à 7,99 $/mois et Meta One Premium à 19,99 $/mois, pensées pour des usages plus intensifs de Meta AI, avec davantage de capacités de calcul et une génération d’images plus avancée.

Derrière les options premium, la quête de nouveaux revenus pour financer l’IA

La logique derrière tout ça est limpide. Après les abonnements sans publicité pour les Européens, Meta continue de réduire sa dépendance à la publicité. Les revenus publicitaires restent colossaux, mais la croissance marque le pas sur des plateformes qui ont atteint leur plafond d’audience dans de nombreux marchés. Les investissements massifs dans l’IA exigent de nouvelles rentrées d’argent.

La vraie inconnue, c’est l’utilisateur ordinaire. Vingt ans de gratuité laissent des traces, et payer pour des fonctionnalités accessoires ne sera pas naturel pour tout le monde. Que les créateurs et professionnels suivent, c’est probable. Que le grand public s’abonne en masse, c’est une autre histoire. Le temps du slogan originel de Facebook (« C’est gratuit (et ça le restera toujours) ») est définitivement bien loin.

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