Sarbacane devient Positive User

Avec ce changement de marque, l’éditeur de logiciels Positive veut transformer Sarbacane, son outil emailing bien connu, en une plateforme européenne de marketing automation multicanale, capable d’opérer à grande échelle. L’autre axe clé repose sur l’intelligence artificielle, pensée pour automatiser les usages sans imposer aux utilisateurs de logiques complexes. Plus de 400 collaborateurs travaillent désormais sur cette stratégie à travers l’Europe. 

Vingt-cinq ans dans le marketing digital français, cela ne court pas les rues. Sarbacane a commencé à Lille à une époque où envoyer une newsletter relevait encore du bricolage. L’entreprise a grandi, recruté, élargi son offre et s’est taillée une place solide dans le paysage de l’email marketing hexagonal. Aujourd’hui, ce nom disparaît. L’entreprise veut désormais aller chercher un marché que le nom Sarbacane ne pouvait pas adresser. La Ville de Lille, l’AFM-Téléthon&nbsp: ces clients de longue date illustrent la capacité de la plateforme à répondre à des exigences élevées, sur la durée, dans un modèle fondé sur la proximité et la fiabilité. Ce sont ces mêmes valeurs que Positive User entend porter à l’échelle européenne. 

Un outil multicanal qui veut se rendre indispensable au quotidien

Ce renommage s’accompagne d’une montée en gamme du produit. Positive User regroupe désormais l’email, le SMS, WhatsApp, le chat en ligne, les notifications push et le wallet. Le tout dans une seule interface. L’idée est de permettre aux équipes marketing de piloter tous leurs canaux sans jongler entre trois outils qui ne se parlent pas.

Les parcours clients automatisés sont d’ailleurs intéressants.

  • Un prospect télécharge un livre blanc, il reçoit un mail trois jours plus tard.
  • S’il ne l’ouvre pas, un SMS part. S’il clique, une notification push le relance.
  • Tout cela a la particularité de se configurer facilement même si vous n’écrivez pas une ligne de code.

Positive User souhaite rendre ces fonctionnalités accessibles à des PME, des associations, des collectivités, sans budget démesuré et sans dépendance à un prestataire externe. 

Paul De Fombelle, CEO de Positive révèle les fondamentaux de l’entreprise&nbsp: « Nous avons toujours refusé que les fonctionnalités avancées soient réservées aux grands comptes. Cette démocratisation du marketing automation, c’est l’ADN de l’entreprise depuis le premier jour. » 

L’IA sans le jargon

Positive User intègre de l’intelligence artificielle dans sa plateforme. Par contre, elle ne le fait pas de la manière dont la plupart des éditeurs le font en 2026. Vous n’aurez pas de prompt à écrire ou de module séparé à activer, voire de prérequis techniques. L’IA travaille en arrière-plan dans le but d’optimiser les campagnes, de suggérer des améliorations et d’aider à la création de contenus.

Un outil d’IA que les équipes marketing n’utilisent pas parce qu’il est trop compliqué ne sert à rien. Positive User mise sur une IA qui s’active naturellement dans le flux de travail et non sur une fonctionnalité qu’il faut aller chercher dans un sous-menu.

Cette méthode est plus pertinente que cette course au prompt engineering que beaucoup d’éditeurs SaaS sont en train de mener. La majorité des marketeurs ne veulent pas devenir des ingénieurs IA. Ils souhaitent que leur outil fasse mieux son travail sans leur demander un effort supplémentaire.

Une plateforme hébergée et conçue en Europe

Dans un secteur dominé par les plateformes américaines, Positive User joue la carte de la souveraineté numérique.

  • Les données sont stockées en France et en Allemagne.
  • La plateforme est conçue et développée au sein de l’Union européenne.

À l’heure du Cloud Act et des interrogations croissantes sur la localisation des données, cet argument pèse, surtout auprès des collectivités et des organisations publiques qui ne peuvent pas se permettre d’envoyer leurs données outre-Atlantique.

L’entreprise est lauréate de la French Tech 120, ce qui la place parmi les start-ups et scale-ups françaises jugées les plus prometteuses, malgré son historique déjà riche avec déjà 25 ans d’existence et plus de 400 salariés répartis en Europe.

Le siège de l’entreprise reste à Lille

Paul de Fombelle insiste sur un point&nbsp: pas question pour l’entreprise de quitter Lille, son fief depuis le départ. L’ambition européenne de Sarbacane ne passe pas par une délocalisation du siège, mais par un développement depuis son ancrage historique. L’entreprise dispose de nombreux clients fidèles, qui peuvent compter non seulement sur la fiabilité du produit mais aussi sur la proximité du support. 

Avec ce changement de nom, l’entreprise souhaite gagner en visibilité sur le marché allemand, espagnol ou encore néerlandais. 

Paul de Fombelle précise l’attachement local historique du groupe: “Nous grandissons en Europe, mais nous restons ancrés ici. Lille est notre base, notre histoire. C’est d’ici que nous construisons un acteur européen du marketing digital.

Positive User ne sera pas seul.

  • Iconosquare, récemment acquis par Positive, couvre désormais le social media. 
  • Positive Surfer couvre la visibilité sur Google et dans les réponses IA.
  • Positive Signitic gère l’advocacy par signature mail.

Le groupe assemble une suite martech complète, pensée et hébergée en Europe. Positive User en devient donc le pilier.

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