Test ASUSTOR Drivestor 4 Gen2 (AS1204T) : le NAS 4 baies le plus abordable
L’ASUSTOR Drivestor 4 Gen2 (AS1204T) est un NAS 4 baies abordable, destiné aux particuliers et aux petites entreprises à la recherche d’une solution de stockage fiable sans se ruiner. Même s’il n’a pas les ressources des modèles haut de gamme, il a de vrais atouts : un design original, une connectivité réseau à 2.5 GbE de série, et la prise en charge du système ADM 5.1, ce qui donne accès à certaines fonctionnalités comme le système de fichiers Btrfs sur une architecture ARM. Ce NAS orienté grand public tient-il toutes ses promesses ? Verdict dans ce test !
Commençons par la liste des caractéristiques principales de ce NAS.
- CPU : Realtek RTD1619B @ 1.7 GHz – Quatre cœurs – Architecture ARM64
- RAM : 1 Go DDR4 (non extensible)
- Mémoire flash : 8 Go eMMC
- Baies de disque : 4 emplacements pour disques SATA (3.5 pouces ou 2.5 pouces)
- Interface réseau (RJ45) : 1 x 2.5 Gbit/s
- Sortie USB : 3 x USB 3.2 Gen 2 Type-A (1 à l’avant, 2 à l’arrière)
- Ventilateur : 120 mm
- Alimentation externe : 90 Watts
- Poids : 1,57 Kg
- Garantie : 3 ans
Vous l’aurez compris, ce NAS a une fiche technique bien équilibrée pour son prix. Ah, vous voulez savoir le prix dès maintenant ? Je vais vous le donner : 309,95 euros, sans les disques durs, pour la version 4 baies. Vous pouvez même le trouver à moins de 300 euros sur certaines boutiques.
Chez ASUSTOR, la présence du 2.5 GbE est démocratisée sur l’ensemble des gammes, y compris sur l’entrée de gamme à laquelle appartient ce modèle. Pour les transferts via USB, vous pouvez compter sur l’USB 3.2 Gen 2 dont le débit théorique est de 10 Gbps, ce qui sera satisfaisant pour effectuer des transferts vers des disques externes. Si vous recherchez un modèle pour faire de la virtualisation, ce ne sera pas le bon candidat, mais pour du stockage, du multimédia et exécuter quelques services pour votre cloud personnel, il a tout ce qu’il faut.
Ce test est aussi l’occasion d’évoquer les évolutions entre la première et la deuxième génération de Drivestor. Si l’esthétique reste identique, avec cette fameuse façade reconnaissable, il y a tout de même des différences, je dirais même des améliorations.
- Le processeur Realtek RTD1296 (1.4 GHz) a été remplacé par un Realtek RTD1619B (1.7 GHz). Au-delà du gain au niveau de la fréquence, il y a aussi un bénéfice au niveau de l’iGPU.
- La connectique USB a été mise à jour en USB 3.2 Gen 2 (au lieu de la Gen1), et il y a désormais 3 ports USB au lieu de 2. Cette nouvelle génération embarque un port USB supplémentaire à l’arrière.
- La quantité de RAM reste identique : 1 Go en DDR4.
Note : la gamme Drivestor Gen2 de chez ASUSTOR se décline en versions 2 baies (AS1202T) et 4 baies (AS1204T).
Sommaire
Déballage, design et montage
ASUSTOR soigne toujours la présentation de ses produits, et ce nouveau NAS ne déroge pas à la règle. L’emballage met en avant les points forts du modèle (le 2.5 GbE, les snapshots grâce au Btrfs), tout en laissant entrevoir son design. Sur la boite, on retrouve un résumé de la connectique disponible ainsi que la fiche technique, de quoi se faire une idée de la machine avant même le déballage.
À l’intérieur, un compartiment distinct rassemble l’ensemble des accessoires, tandis que le NAS bénéficie d’une protection adaptée en mousse. Il est également emballé dans un plastique et sa façade est protégée encore un peu plus grâce à un film protecteur. Le packaging est sérieux et fidèle aux bonnes habitudes d’ASUSTOR.




Au sein de la boite, ASUSTOR a intégré un panel d’accessoires avec son NAS : une alimentation externe de 90 Watts avec son câble, des lots de vis (pour fixer les disques), et un câble Ethernet RJ45 cat 5e (adapté pour le 2.5 GbE).

Ce NAS reprend l’esthétique de la gamme Drivestor, même si sur ce point les version “Pro” se différencient. Ce NAS a une coque en plastique noir brillant, avec une façade à motif en losange (un peu façon diamant) et un logo ASUSTOR élégant de couleur or rose situé dans un coin de la façade. Pour accéder aux baies, il n’y a pas de tiroirs extractibles en façade : il faut retirer les vis à l’arrière pour faire coulisser une partie du châssis. Vous avez le choix entre le faire à la main (ce sont des vis adaptées) ou utiliser un tournevis.
La façade avant est assez simple puisqu’il n’y a pas d’écran LCD sur cette gamme. Sur la gauche, on retrouve de haut en bas : une LED d’état du système, une LED d’état du réseau, et une LED groupée pour l’état des disques. Tout en bas se trouve un port USB-A 3.2 Gen 2. Il n’y a pas de bouton de sauvegarde One-Touch physique ici (présent sur d’autres modèles, il permet de déclencher une sauvegarde sur un disque USB ou vers le NAS d’une simple pression).
La façade arrière concentre l’essentiel de la connectique : on y trouve l’imposant ventilateur de 120 mm, le bouton On/off (pas toujours pratique…), l’interrupteur Reset, l’interface réseau 2.5 GbE, deux ports USB-A 3.2 Gen 2, le connecteur d’alimentation et l’encoche de sécurité Kensington.




Avant de passer à la suite, voici des photos supplémentaires mettant en évidence les éléments présents sur la façade.


Sur le même principe, voici en évidence la connectique présente à l’arrière.


Quatre pieds associés à des patins antidérapants assurent la stabilité du NAS et le protègent contre les vibrations. À l’intérieur, les 4 baies de disques utilisent un système de rails pour être guidées. Ici, nous n’avons pas le droit aux racks en plastique d’ASUSTOR que l’on retrouve avec d’autres modèles. Il faut prendre soin de glisser le disque puis de le visser dans la foulée pour le maintenir. Les vis sont vissables à la main, mais rien ne vous empêche d’utiliser un tournevis.
Attention, contrairement aux modèles haut de gamme de la marque, ce NAS ne dispose pas d’emplacement M.2 pour des SSD NVMe. Ici, il sera monté avec 4 disques de 4 To.



Initialisation du NAS ASUSTOR
Vous n’avez pas besoin d’un ordinateur pour initialiser et configurer votre Drivestor ! Depuis plusieurs années, ASUSTOR propose des applications mobiles qui permettent d’initialiser, d’utiliser et de configurer votre NAS depuis un smartphone ou une tablette. Sur ce modèle, pas d’écran LCD ou de boutons en façade, tout passe par le réseau. Sur mobile ou PC, à vous de choisir.
Depuis un ordinateur, vous pouvez détecter le NAS sur le réseau à partir de l’application Asustor Control Center sur Windows/macOS. Le NAS remonte bien dans l’application avec le statut “Non initialisé”. Vous pouvez aussi saisir directement son adresse IP dans votre navigateur. L’initialisation s’effectue en quelques clics et vous serez guidé notamment pour la préparation du volume de stockage. Ici, un volume en RAID-5 est créé (ce qui permet de se prémunir de la perte d’un disque).
Peu importe la méthode choisie, je vous recommande fortement de choisir le système de fichiers Btrfs pour disposer de la fonction des snapshots.




Note : sur mobile, la mise en route s’effectue depuis l’application AiMaster. Cette application sert à administrer les NAS ASUSTOR, tandis qu’il y a d’autres applications destinées à des usages spécifiques : AiData, AiFoto 3, AiDownload, ou AiMusic.
Ce NAS bénéficie des dernières mises à jour du système d’exploitation d’ASUSTOR (ADM). D’ailleurs, au cours de ce processus de mise en route, la première étape consiste à mettre à jour le NAS pour bénéficier des dernières fonctionnalités de sécurité. J’en profite pour préciser qu’une mise à jour du système fraîchement sortie permet de protéger les NAS de la faille Copy Fail : preuve qu’ASUSTOR effectue un suivi sérieux au niveau de son système.
Découverte du système ADM 5.1
Cette partie de l’article est dédiée à la découverte du système d’exploitation ADM 5.0 (ASUSTOR Data Master). Même s’il s’agit d’un NAS d’entrée de gamme, il bénéficie de la même interface que les grands frères ! Actuellement, c’est la version ADM 5.1.3 qui est utilisée.
Aperçu de l’interface
L’interface se présente sous la forme d’un bureau virtuel très fluide, même avec 1 Go de RAM. Les icônes correspondent aux différentes sections, tandis que la gestion de l’alimentation et du compte utilisateur s’effectue en haut à droite.
ADM permet d’ouvrir plusieurs fenêtres simultanément, regroupées dans une barre des tâches. Le panneau latéral optionnel propose des widgets offrant une vue d’ensemble sur l’état du NAS : charge du processeur, mémoire, ou trafic réseau. ADM intègre également une barre de recherche pour accéder rapidement à une option spécifique. Vous pouvez personnaliser l’environnement en changeant de fond d’écran ou en passant en mode sombre.
Lors de la première connexion, un assistant s’affiche. C’est un tutoriel interactif qui est là pour vous guider dans vos premiers pas avec ADM.




Les fonctionnalités d’ADM 5.0
Bien que l’on soit sur un NAS ARM, cette version bénéficie des fonctions essentielles et principales d’ADM. L’occasion de rappeler quelques nouveautés apportées par la version ADM 5.0 disponible depuis plusieurs mois :
- Le passage du Web Center au support exclusif de PHP 8.
- L’affichage de la version du micrologiciel des disques dans le Gestionnaire de Stockage.
- Le support natif d’EZ-Sync pour macOS.
- Le support amélioré des onduleurs (UPS).
- L’intégration du protocole WireGuard dans le serveur VPN natif.
- Le service SSH prend désormais en charge l’authentification par clé SSH, remplaçant avantageusement la simple connexion par mot de passe.
Le Drivestor 4 Gen2 intègre l’immense majorité des fonctionnalités d’ADM :
- Partage de fichiers : création de dossiers partagés avec gestion fine des droits d’accès et prise en charge de protocoles tels que SMBv3, AFP, NFS, FTP, WebDAV. Synchronisation avec rsync.
- Gestion des utilisateurs et groupes : création de comptes locaux et possibilité d’intégrer le NAS à un annuaire Active Directory ou LDAP. Ces comptes sont utilisés ensuite pour gérer les permissions sur les dossiers partagés et l’accès aux applications.
- Configuration réseau : paramétrage de l’adresse IP, du DNS, mise en place d’un serveur DHCP, etc.
- Protection des données : prise en charge du Btrfs sur ce modèle pour créer des instantanés (snapshots) programmables.
- Accès à distance : utilisation d’EZ-Connect pour accéder au NAS de l’extérieur sans ouvrir de ports.
- Multimédia : le processeur de l’AS1204T intègre un iGPU capable de transcoder du HEVC/H.265 en 4K matériellement (10-bit), ce qui en fait un bon lecteur réseau pour Plex ou Jellyfin.
- Gestion de l’alimentation : planification des mises en veille des disques, gestion de la vitesse du ventilateur.
- Démarrage à distance : support du Wake on LAN et du Wake on WAN.
- Notifications : alertes envoyées par e-mail, SMS ou via push sur smartphone (application AiMaster).
- Services Web : configuration du NAS comme serveur Apache ou Nginx, ou en tant que reverse proxy. PHP est aussi pris en charge.
Ce n’est pas exhaustif, mais cela prouve que le système ADM est polyvalent et complet.

Chaque utilisateur créé sur le NAS dispose de son compte personnel. Il peut personnaliser le thème de l’interface d’ADM à sa guise et sécuriser son compte via la configuration de l’authentification à deux facteurs.

Prenons le temps de regarder quelques applications d’un peu plus près…
- Dr. ASUSTOR
Commençons par l’application Dr. ASUSTOR. Elle réalise un diagnostic complet du système sous la forme d’un bilan de santé et propose des recommandations pour améliorer sa sécurité. C’est une étape incontournable si vous souhaitez sécuriser votre NAS. Au moins, vous savez où vous en êtes.

- ADM Defender
ADM Defender, c’est le pare-feu du système. C’est là où vous créez les règles pour bloquer ou autoriser certains flux. Il y a des profils de pare-feu prédéfinis et une protection intelligente pour bloquer proactivement les connexions suspectes. Vous pouvez très facilement restreindre l’accès au NAS aux connexions provenant de France uniquement. La protection intelligente repose sur la base d’AbuseIPDB pour bloquer automatiquement les IP connues comme malveillantes. Ainsi, elles sont bloquées avant même de pouvoir se connecter à votre NAS.

- VPN Server
Bien qu’il soit possible d’installer des solutions plus modernes comme Tailscale, ADM prend aussi en charge plusieurs protocoles VPN. Via le paquet VPN Server, développé par ASUSTOR, vous pouvez mettre en place des tunnels VPN via PPTP, OpenVPN, L2TP/IPsec et le protocole WireGuard. Ce dernier présente l’avantage d’être sécurisé et plus performant qu’OpenVPN.


- Les snapshots Btrfs
Même si c’est un modèle d’entrée de gamme, l’AS1204T prend en charge la fonctionnalité de snapshots et c’est top ! Mais attention, le volume de votre NAS doit utiliser le système de fichiers Btrfs.
C’est quoi un snapshot ? Un snapshot Btrfs est une “photographie” instantanée de votre NAS qui fige l’état de vos fichiers à un moment précis, sans dupliquer inutilement les données. En cas de mauvaise manipulation ou de chiffrement par un ransomware, ce mécanisme vous permet de remonter le temps pour retrouver vos documents intacts en quelques secondes. C’est un filet de sécurité indispensable pour protéger durablement le contenu de votre serveur face aux cybermenaces et même vis-à-vis de mauvaises manipulations.
ADM, par l’intermédiaire du Snapshot Center, permet de créer manuellement des instantanés ou de planifier leur création. Il y a une option pour verrouiller l’instantanée, mais elle ne protège pas contre la suppression manuelle (cela protège l’instantané des suppressions automatiques effectuées par le mécanisme de rétention). C’est un axe d’amélioration possible pour réellement protéger les données : la création de snapshots immuables (que l’on ne peut pas supprimer, y compris en tant qu’administrateur).


Le magasin d’applications (App Central)
App Central contient les paquets développés par ASUSTOR et la communauté. C’est grâce à lui que vous pourrez ajouter des fonctionnalités au NAS. Pour ce Drivestor, on ciblera un usage domestique ou de petite entreprise : Jellyfin, Plex Media Server, Photo Gallery 3, DataSync Center (pour synchroniser avec des espaces Cloud) ou encore Cloud Backup Center (externalisation des données avec sauvegarde vers des services Cloud).
Attention toutefois : l’architecture ARM et le Go de RAM de l’AS1204T imposent certaines limites. Si Docker (via Portainer) est bien disponible et fonctionnel pour des conteneurs légers (comme AdGuard Home, un petit Home Assistant ou Vaultwarden), la RAM sera vite saturée si vous en lancez trop. De plus, il n’est pas possible d’installer VirtualBox pour exécuter des machines virtuelles Windows ou Linux complètes, cette fonctionnalité étant réservée aux NAS plus performants.



Bien qu’il soit possible d’installer Docker, sachez qu’ADM n’intègre pas de console de gestion native pour gérer les conteneurs. C’est dommage, surtout que certaines marques concurrentes le proposent. À la place de cela, ASUSTOR mise sur la version gratuite de Portainer que vous devez installer grâce à un paquet prêt à l’emploi. Mais bon, ce n’est pas un outil de gestion natif.
Pour un usage personnel, vous pouvez profiter de certaines applications multimédias développées par ASUSTOR. On peut citer Photo Gallery, une application conçue pour faciliter la gestion de vos photos, avec une organisation par albums et dossiers, la reconnaissance de visages, etc… C’est une application optimisée pour les NAS ASUSTOR dans le même esprit que la solution open source Immich.

Performances ASUSTOR Drivestor 4 Gen2 (AS1204T)
Ce NAS intègre un processeur Realtek ARM associé à 1 Go de RAM. Surtout, son argument phare est son port réseau à 2.5 Gbit/s. Les tests ci-dessous ont été réalisés avec un switch 2.5 GbE. Le NAS est équipé de disques SATA Seagate IronWolf, configurés en volume RAID 5. Comme il n’y a pas d’emplacements M.2, aucun cache SSD n’a été utilisé.
Petite parenthèse : il existe une application nommée IronWolf Health Management permettant de gérer les disques Seagate IronWolf sur un NAS ASUSTOR. Quand elle est installée, elle ajoute des informations supplémentaires directement dans la console “Gestionnaire de stockage” d’ADM. Vous avez notamment un suivi pris de la température avec des graphes et un suivi de la charge de travail. C’est un petit plus que vous n’aurez pas avec les autres marques sur un NAS ASUSTOR.


Revenons à l’évaluation des performances. Pour procéder, je vais m’appuyer sur des transferts de fichiers en SMB et un LUN iSCSI.
- Des très petits fichiers : 200 fichiers de 1 Mo
- Des petits fichiers : 200 fichiers de 10 Mo
- Des fichiers moyens : 5 fichiers de 100 Mo
- Des gros fichiers : 5 fichiers de 1000 Mo
Benchmark avec connexion 2.5 Gbit/s
Le test de débit ci-dessous a été réalisé via une connexion SMB, vers un partage non chiffré. Le port 2.5 GbE montre tout son potentiel, avec des transferts largement au-dessus d’une connexion en 1 GbE (vous le verrez par la suite). Cette connexion rapide, couplée au RAID-5, divise par 2,5 le temps de transfert par rapport au classique Gigabit !

Benchmark avec connexion 2.5 Gbit/s et chiffrement
Sur un dossier chiffré, le processeur Realtek et son moteur de chiffrement matériel font le travail, même si on observe logiquement une baisse de régime en écriture. On reste sur des débits honorables. À noter aussi un impact sur la charge du processus lors des opérations en écriture.

Benchmark sur un LUN iSCSI
Sur CrystalDiskMark via une cible iSCSI montée sur Windows, voici les débits observés.


Benchmark avec connexion 1 Gbit/s et chiffrement
Dernier test : une connexion forcée en 1 Gbit/s établie via le protocole SMB, vers un partage chiffré. Ce qui est étonnant, c’est que les débits en écriture sont meilleurs que lors du même test effectué sur la liaison 2.5 Gbit/s. Dans tous les cas, on voit bien que le lien 1 Gbit/s plafonne.

Le CPU et la RAM
Les images ci-dessous correspondent à la charge du CPU Realtek au cours d’une partie des tests de débit (y compris ceux où un partage chiffré a été utilisé). On constate des pics importants, sans pour autant arriver à la saturation (la charge moyenne est parlante). Du côté de la RAM, les opérations de transfert de fichiers sont peu impactantes puisque la charge ne dépasse pas les 40 % d’utilisation. Si l’on ajoute quelques applications, cela passera avec une charge aux alentours de 70/80%.


Mon avis sur les performances
L’AS1204T est un modèle d’entrée de gamme, mais ses performances sont cohérentes. Surtout, on voit l’intérêt d’intégrer un port 2.5 GbE car cela booste clairement les débits, en particulier lorsqu’il y a de gros fichiers à transférer. Le transcodage matériel de flux vidéo 4K (Plex/Jellyfin) est aussi un plus, ce qui en fait un très bon choix pour du multimédia à la maison.
L’absence de cache NVMe n’est pas dérangeante compte tenu du positionnement de ce NAS sur le marché.
Conclusion
Je vais vous le dire dès maintenant : l’ASUSTOR Drivestor 4 Gen2 (AS1204T) est le NAS 4 baies le plus abordable du marché. Certains diront que 1 Go de RAM ce n’est pas suffisant, oui c’est vrai, tout dépend de ce que vous souhaitez en faire. Mais, sinon, c’est un très bon choix : 4 baies (soit 128 To max), c’est confortable, le CPU avec 4 cœurs tient la route, le système ADM est stable et complet (ADM Defender, VPN, Snapshots, etc.), et le matériel dispose d’une garantie de 3 ans.
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