Néons, groove et mise en scène qui envoient du lourd
Dead as Disco débarque en accès anticipé avec une proposition aussi stylée qu’intrigante. Le jeu nous plonge dans la peau de Charlie Disco, ancienne icône musicale revenue d’entre les morts pour une ultime nuit de revanche. Face à lui, les Idoles, anciens membres de son groupe devenus des légendes corrompues. Le tout se déroule dans un univers où musique, célébrité et trahison s’entremêlent dans un beat’em up rythmé où chaque coup se cale sur la bande-son. Une base solide, déjà bien en place, mais encore en construction. Mais n’ayons pas peur des mots, ça décoiffe ! Bref, il est temps de vous en parler.
Une identité visuelle forte.
Alors, les graphismes, cela donne quoi ? Eh bien Dead as Disco mise avant tout sur une identité visuelle forte, et le pari est clairement réussi. L’univers baigne dans des néons éclatants, des couleurs saturées et une direction artistique qui évoque autant les clips musicaux que les scènes de concert survoltées. Chaque affrontement devient un véritable spectacle, avec des transitions de boss souvent spectaculaires qui donnent l’impression d’assister à un show en direct. Nous ressentons cette volonté constante de faire du combat une performance visuelle autant qu’un défi ludique.
Les personnages participent grandement à cette ambiance. Charlie Disco impose immédiatement son style avec son look extravagant, tandis que les Idoles affichent des designs marqués et cohérents avec leurs identités musicales. Entre le punk déjanté, la pop ultra calibrée ou encore le hip-hop flamboyant, chaque rencontre possède une vraie personnalité visuelle. Cette production réussit à donner une âme à ses antagonistes, ce qui renforce l’impact des affrontements.
Tout n’est pas encore parfait pour autant. Certains éléments trahissent le statut d’accès anticipé, avec quelques bugs visuels ou des soucis d’affichage ponctuels, notamment du côté des sous-titres qui affichent, de temps à autre, du coréen. Rien de dramatique, mais suffisamment visible pour rappeler que le chantier est encore en cours. Malgré cela, la base artistique est extrêmement solide et promet une montée en puissance impressionnante une fois le jeu finalisé.