TEST Denshattack! : le train le plus déjanté de l’année fonce à toute vitesse

Des couleurs plein les yeux, à condition de ne pas cligner des paupières

Bon… N’ayons pas peur des mots, mais difficile de caser Denshattack! dans une seule case tant le titre d’Undercoders refuse de suivre les rails habituels. Dans ce Japon post-apocalyptique où les villes sont reliées par un immense réseau ferroviaire, nous incarnons Emi, une simple livreuse de ramen qui découvre l’univers des Denshattackers, des pilotes capables d’enchaîner cascades, sauts improbables et figures acrobatiques… avec un train. Derrière ce concept totalement absurde se cache un jeu d’action nerveux, bourré de personnalité, qui emprunte autant aux jeux de skateboard qu’aux jeux de rythme, sans jamais perdre sa propre identité. Nous avons terminé cette expérience quelque peu particuliere, il est temps de vous en parler !

Denshattack! est une véritable déclaration d’amour aux productions japonaises des années Dreamcast.

Pour commencer, visuellement parlant, Denshattack! est une véritable déclaration d’amour aux productions japonaises des années Dreamcast. Impossible de ne pas penser à Jet Set Radio, Crazy Taxi ou encore Persona devant cette explosion permanente de couleurs, de cell-shading et d’effets visuels. Chaque environnement déborde de détails, les menus respirent le style et les cinématiques dessinées façon anime renforcent encore davantage l’identité du titre. Même les personnages secondaires profitent d’un design immédiatement reconnaissable qui donne envie de découvrir chaque nouvelle région.

 Denshattack image test (7)

Cette richesse artistique possède toutefois un petit revers. L’action étant constamment lancée à une vitesse folle, nous avons rarement le temps d’admirer le décor. Notre regard reste presque exclusivement rivé sur les indicateurs de trajectoire, les jauges de dérapage ou les prochains obstacles. Certaines indications visuelles finissent même par se confondre dans ce festival d’effets, obligeant parfois à apprendre les niveaux par cœur. Un léger défaut qui ne remet jamais en cause la qualité de la direction artistique, absolument remarquable pour une production indépendante.

redacteur vignetteMartial DUCHEMIN
Rédacteur en chef – Spécialiste Japon
Résident au Japon qui a trois passions dans la vie : les jeux vidéo, les figurines, et la bouffe. Adore les balades à Akiba, le retrogaming, et les salles d’arcade. Ma vie est vouée à Dragon Ball.
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