TEST Gear.Club Unlimited 3 : le Japon en ligne de mire, la Switch 2 dans le rétro

Un retour attendu, mais pas irréprochable

Huit ans après le deuxième épisode, Gear.Club Unlimited 3 marque le grand retour de la licence d’Eden Games sur Nintendo Switch 2, avant une arrivée prévue ailleurs en 2026. La formule reste fidèle à l’ADN de la série, à savoir un jeu de course arcade accessible, un mode carrière généreux, une quarantaine de voitures sous licence et un accent mis sur la personnalisation. Cette fois, direction le Japon en plus de la Méditerranée française, avec un nouveau mode autoroute et une ambition technique revue à la hausse. Sur le papier, la promesse est séduisante. En piste, le résultat se montre plus contrasté. Alors, cela donne quoi ?

Privilégier la netteté pour le confort visuel ou la fluidité pour la sensation de vitesse ?

Gear.Club Unlimited 3 images test (6)Visuellement, Gear.Club Unlimited 3 alterne le très convaincant et le plus discutable. Les modèles de voitures constituent clairement la vitrine du jeu. Les carrosseries profitent de reflets réussis, les lignes sont fines, et les cockpits affichent un niveau de détail tout à fait honorable pour un titre de ce calibre. Les intérieurs ne donnent pas l’impression d’être de simples textures plaquées à la va-vite. Compteurs, matériaux, finitions, tout respire un certain sérieux. En roulant, surtout en vue capot ou cockpit, l’illusion fonctionne bien et l’ensemble dégage une vraie cohérence visuelle.

En revanche, dès que le regard s’éloigne des bolides, la magie s’estompe un peu. Les environnements japonais et méditerranéens proposent de jolies ambiances (routes de montagne, autoroutes urbaines, littoral ensoleillé) mais manquent parfois de densité et de finesse. Le popping est visible, notamment en mode Performance, avec des éléments de décor qui apparaissent tardivement. Certaines textures paraissent un peu ternes ou peu détaillées lorsque la caméra s’attarde dessus. En mouvement, l’ensemble reste agréable, mais dès que nous observons attentivement, les limites techniques se dévoilent.

Gear.Club Unlimited 3 images test (3)Le choix entre mode Qualité (30 FPS) et mode Performance (60 FPS) illustre parfaitement ce compromis permanent. Le mode Performance offre une fluidité appréciable pour un jeu de course, mais au prix d’une image un brin plus floue et d’un rendu parfois adouci à l’excès. Le mode Qualité, plus net et plus propre, met davantage en valeur les voitures et les parages, mais sacrifie la fluidité. Nous avons clairement ressenti cette hésitation… Privilégier la netteté pour le confort visuel ou la fluidité pour la sensation de vitesse ? Dans les deux cas, Gear.Club Unlimited 3 reste correct visuellement, sans jamais réellement impressionner.

redacteur vignetteMartial DUCHEMIN
Rédacteur en chef – Spécialiste Japon
Résident au Japon qui a trois passions dans la vie : les jeux vidéo, les figurines, et la bouffe. Adore les balades à Akiba, le retrogaming, et les salles d’arcade. Ma vie est vouée à Dragon Ball.
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