Le chapeau ne cache pas les concessions
Développé par MachineGames avec le soutien de Lucasfilm Games, Indiana Jones et le Cercle Ancien s’invite sur la nouvelle console de Nintendo avec un objectif ambitieux, faire tenir une grosse production pensée pour les machines de salon dans un format hybride. Pour rappel, cette aventure solo nous entraîne dans une chasse aux mystères à travers plusieurs régions du globe, entre infiltration, énigmes et bagarres improvisées. Et contre toute attente, ce portage s’en sort avec plus de panache que prévu. Mais encore ? Entrons un peu plus dans les détails !
Visuellement, la surprise est plutôt bonne.
Visuellement, la surprise est plutôt bonne. Dès les premières minutes, le jeu impressionne par sa capacité à conserver l’essence graphique de ses versions plus musclées. Les temples poussiéreux, les catacombes humides ou encore les grandes places bondées gardent une vraie densité. Les éclairages restent convaincants, avec une ambiance qui joue beaucoup sur les ombres, les sources lumineuses indirectes et les reflets subtils. Sur une console portable, le résultat force un peu le respect, surtout pour un titre aussi récent et gourmand.
Évidemment, tout n’est pas intact. Quelques effets ont discrètement disparu, notamment certains reflets complexes sur l’eau ou certains détails d’arrière-plan. Dans les zones plus ouvertes ou denses, du clipping et du popping se manifestent régulièrement ; des éléments apparaissent un peu tard, comme si le décor prenait son café avant de se charger complètement. Rien de catastrophique, mais cela rappelle que la machine travaille dur. Quelques petites saccades se glissent également dans les zones très vastes, surtout quand l’écran se remplit de PNJ et d’objets.
Malgré ces concessions, l’ensemble reste très solide. Le moteur conserve une belle cohérence et ne donne jamais l’impression d’un downgrade brutal. En mode Portable comme sur écran, l’aventure garde ce souffle cinématographique qui fait immédiatement penser aux films. La Switch 2 montre ici qu’elle peut accueillir ce genre de production sans finir en archéologie elle-même.
