Un voyage enchanteur qui touche autant les yeux que le cœur.
Avec Kena: Bridge of Spirits, Ember Lab propose une aventure à mi-chemin entre conte poétique et jeu d’action-aventure. Dans la peau de Kena, une jeune guide des esprits, cette quête entraîne à travers un monde mystérieux rongé par une étrange corruption. Aidée par les adorables Rot, de petites créatures aussi mignonnes qu’utiles, notre héroïne explore un village oublié, résout des énigmes et affronte des esprits tourmentés. Chose à prendre en compte avant de commencer ce test, cette version Nintendo Switch 2 inclut tous les contenus additionnels, dont le DLC anniversaire et un mode New Game+, pour une expérience complète dès le lancement ; oui, rien que ça. Bref, cela donne quoi concrètement sur la belle de Big N. ?
Difficile de rester insensible face à la beauté de Kena: Bridge of Spirits.
Parlons de ce qui nous saute aux yeux dès les premières minutes, les graphismes. Difficile de rester insensible face à la beauté de Kena: Bridge of Spirits. Son univers évoque immédiatement un film d’animation, avec des décors luxuriants, une lumière douce et des personnages expressifs. Nous sentons clairement l’inspiration Ghibli. En mode docké, le rendu reste globalement propre, mais un léger effet brumeux vient parfois ternir la netteté de l’image. Certains éléments, comme les cheveux de Kena, souffrent d’un rendu pixelisé, et un soupçon d’aliasing s’invite par moment à l’écran.
Curieusement, le mode Portable s’en sort mieux. L’image y apparaît plus fine, plus nette, et les petits défauts techniques se font beaucoup plus discrets. Les cheveux retrouvent une meilleure définition, et l’ensemble gagne en cohérence visuelle. Comme souvent, la taille réduite de l’écran joue en faveur du rendu global. Dans les deux cas, quelques soucis de clipping viennent rappeler les limites techniques, même s’ils restent relativement discrets en jeu. Bonne surprise en revanche du côté du framerate, qui se montre stable du début à la fin. Une performance solide qui permet de profiter de l’aventure sans accroc.
Sous ses airs paisibles, cette production cache un gameplay bien plus dynamique qu’il n’y paraît. Les affrontements demandent timing, précision et utilisation intelligente des compétences. Entre attaques au corps-à-corps, tir à distance et pouvoirs des Rot, les combats offrent un bel équilibre entre action et stratégie. Les Rot jouent d’ailleurs un rôle central dans l’aventure. En plus d’apporter une touche irrésistiblement mignonne, ils permettent d’interagir avec l’environnement, de résoudre des énigmes et de renforcer les attaques. Une mécanique simple, mais efficace, qui enrichit constamment les situations de jeu.
L’exploration repose sur une structure semi-ouverte, avec de nombreux secrets à découvrir. Entre collectibles, chapeaux pour personnaliser les Rot et zones cachées, chaque détour peut réserver une surprise. Les Charmstones ajoutent une couche de personnalisation bienvenue, permettant d’adapter le style de jeu selon les préférences. Enfin, la présence du mode New Game+ prolonge l’expérience avec des défis plus relevés et des ennemis revisités. Une bonne excuse pour replonger dans cet univers après un premier voyage. Bref, avec les petits Joy-Con 2, la prise en main reste agréable, même si rien ne vaut le confort d’une bonne manette Pro.