TEST Legacy of Kain: Ascendance, l’héritage sacrifié sur l’autel des mauvaises idées

Un patchwork visuel qui cherche encore son âme

Legacy of Kain: Ascendance marque le retour d’une licence culte, mais choisit une direction pour le moins surprenante. Et pour cause, nous mettons la main sur un préquel en 2D qui tente de réécrire les fondations de la saga. Entre attentes élevées et héritage écrasant, le titre se lance dans une entreprise délicate, sans jamais vraiment trouver son identité. Nous avons donc terminé cette production, avec beaucoup de courage et de souffrance, il est temps de vous en parler. Alors, cela donne quoi ? « C’est la cata, c’est la cata, c’est la… catastrophe ».

C’est vraiment horrible !

Legacy of Kain Ascendance images test (4)Dès les premières minutes, Legacy of Kain: Ascendance intrigue, avant de rapidement désorienter. Cette production empile plusieurs styles visuels sans jamais réellement les harmoniser. Pixel art façon 16-bit pour l’exploration, modélisations grossières inspirées de l’ère PS1, cinématiques animées plus modernes et illustrations fixes… Mais c’est quoi ce gros mixe étrange ? Pour le coup, le tout cohabite dans un mélange qui aurait pu être audacieux, mais qui donne surtout l’impression d’un projet qui n’a jamais tranché. Certains écrans sont franchement réussis, avec un charme rétro qui évoque les grandes heures du jeu vidéo gothique, mais cette réussite reste isolée, presque accidentelle.

Le problème ne vient pas tant de la qualité individuelle des styles, mais de leur enchaînement. Une séquence peut séduire par son esthétique pixelisée travaillée, avant de basculer brutalement vers une scène en 3D datée ou une illustration figée qui casse net le rythme. Cette absence de cohérence visuelle empêche toute immersion durable. Nosgoth, autrefois si marquant, perd ici en identité et en impact. Le joueur passe plus de temps à s’adapter aux changements visuels qu’à réellement s’imprégner de l’univers. C’est vraiment horrible !

Legacy of Kain Ascendance images test (3)Même les personnages subissent ce traitement inégal. Certains modèles bénéficient d’un vrai soin dans leur design, notamment dans les phases en pixel art où les animations restent lisibles et parfois élégantes. Mais dès que le jeu change de registre, ces mêmes figures deviennent rigides, voire presque caricaturales. Ce grand écart permanent donne le sentiment d’un titre bricolé à partir de plusieurs visions artistiques, sans réelle direction globale. Une frustration d’autant plus grande que, par moments, Ascendance laisse entrevoir ce qu’il aurait pu être avec une ligne artistique claire et assumée.

redacteur vignetteMartial DUCHEMIN
Rédacteur en chef – Spécialiste Japon
Résident au Japon qui a trois passions dans la vie : les jeux vidéo, les figurines, et la bouffe. Adore les balades à Akiba, le retrogaming, et les salles d’arcade. Ma vie est vouée à Dragon Ball.
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