Une vitrine technologique aussi brillante que capricieuse
Avec Pragmata, Capcom propose une toute nouvelle licence sci-fi qui tranche avec la vague actuelle de suites et remakes. Développé sous le RE Engine, déjà éprouvé sur des titres récents du studio, le titre débarque sur PC avec des ambitions claires, offrir une expérience visuelle de pointe tout en conservant une fluidité solide. Sur le papier, tout semble réuni pour faire de ce portage une référence, mais il y a tout de même quelques pointes à prendre en compte. Mais encore ?
Visuellement, sur PC, Pragmata impressionne dès les premières minutes.
Visuellement, sur PC, Pragmata impressionne dès les premières minutes. La station lunaire, terrain de jeu principal, regorge de détails et exploite parfaitement les forces du moteur. Les surfaces métalliques reflètent la lumière avec précision, les environnements ouverts sur l’espace offrent des panoramas saisissants, et les jeux d’ombre participent pleinement à l’ambiance oppressante. Le rendu global est propre, net, et très moderne, avec une direction artistique qui mélange froideur technologique et poésie visuelle.
Les modèles de personnages, eux, atteignent un niveau remarquable. Le système de rendu des cheveux, basé sur une simulation brin par brin, apporte un réalisme bluffant, notamment sur Diana. Dans certaines scènes, le niveau de détail rivalise clairement avec ce que proposent certains jeux sous Unreal Engine 5. Les textures sont globalement de haute qualité pour titiller les mirettes.
En outre, les options graphiques sont nombreuses. Le jeu prend en charge DLSS, FSR 3, ainsi que la génération d’images, avec en bonus le support du ray tracing et même du path tracing pour les configurations les plus musclées. Ce dernier transforme radicalement le rendu, avec une illumination globale bien plus réaliste et des reflets physiquement crédibles… parfois même un peu trop, donnant à certaines surfaces un aspect presque « miroir » un peu excessif. Et sur ce point, c’est un brin dommage.