Test ZimaCube 2 : un NAS tout-en-un pour votre Cloud personnel
Avec le lancement du ZimaCube 2, Icewhale propose un boîtier tout-en-un au format cubique particulièrement ambitieux. Conçu pour les adeptes du self-hosting et ceux qui veulent monter un Cloud personnel, ce serveur se distingue par une fiche technique alléchante.
Retrouvez mon test complet du ZimaCube 2 sur YouTube (voir en fin d’article).
Le ZimaCube 2 conserve le design cubique en alliage d’aluminium de la première génération, mais c’est sous le capot que les évolutions se révèlent notables. Icewhale décline ce nouveau modèle en trois configurations distinctes :
- Version standard (685,90 euros) : équipée d’un processeur Core i3, de 8 Go de RAM et d’un SSD NVMe de 256 Go pour le système. Son tarif affiche une augmentation de 150 dollars par rapport au premier ZimaCube.
- Version Pro (1 115,12 euros) : embarque un processeur Core i5, 16 Go de RAM et le même stockage système de 256 Go.
- Version Creator Pack (2 145,25 euros) : la version ultime de l’appareil, dotée d’un Core i5, de 64 Go de RAM DDR5, de 1 To de SSD et surtout d’un GPU dédié Nvidia RTX Pro 2000 (disposant de 16 Go de VRAM et valant plus de 1000 euros à lui seul).
Toutes les versions partagent le même châssis évolutif. La mémoire vive peut être étendue jusqu’à 64 Go sur l’ensemble des modèles, et la présence de ports PCIe permet d’ajouter ses propres extensions (comme une carte Ethernet 10 Go ou un GPU adapté sur la version standard). Côté connectique, la façade propose des ports USB et de l’USB-C, tandis que la face arrière regorge de possibilités : du Thunderbolt 4 (idéal pour une liaison directe à haut débit avec un Mac), du DisplayPort, de l’HDMI, ainsi que deux interfaces Ethernet en 2.5 Gb. Les versions Pro et Creator y ajoutent un port 10 Gb Ethernet supplémentaire, offrant ainsi trois interfaces réseau au total.


Côté stockage, c’est évolutif, je dirais même confortable puisque le boîtier intègre 6 baies SATA pour disques durs ou SSD (au format 3,5 ou 2,5 pouces), masquées par une plaque frontale aimantée. De plus, un rack amovible vissé directement en façade offre un accès à 4 emplacements pour SSD M.2 NVMe, évitant d’avoir à démonter l’appareil pour y accéder. Au total, en comptant le SSD système intégré dans le boîtier, ce sont jusqu’à 11 disques que l’on peut cumuler dans le ZimaCube 2.


Sommaire
ZimaOS : la simplicité du 1-Clic et la puissance de Docker
Par défaut, l’appareil est livré avec ZimaOS, un système d’exploitation basé sur Linux faisant office de surcouche à l’écosystème CasaOS. Si ce système est téléchargeable et installable sur n’importe quel boîtier X86/X64, Icewhale propose une licence ZimaOS+ facturée 29 dollars en une seule fois (paiement unique, licence à vie). Sans cette licence, la version gratuite bride l’appareil à 4 disques utilisables (laissant deux baies SATA inexploitées) et à un maximum de 3 utilisateurs. Toutefois, les versions Pro et Creator sont livrées directement avec ZimaOS.
Du côté des fonctionnels, il n’y a pas de bride : ZimaOS et ZimaOS+ proposent la même chose.
L’interface web de ZimaOS est élégante, affichant à gauche des widgets de surveillance des ressources (CPU, RAM, GPU, réseau, stockage) et à droite les applications sous forme de tuiles. La force du système réside dans son App Store fort de près de 400 paquets prêts à l’emploi s’installant en un seul clic en s’appuyant sur des paquets optimisés et l’utilisation du moteur Docker en arrière-plan.

Parmi les applications préinstallées ou disponibles dans l’App Store, on retrouve :
- Des outils comme Pi-hole, Uptime Kuma et le gestionnaire de mots de passe Vaultwarden.
- Des solutions cloud et multimédia à l’image d’Immich (alternative à Google Photos), Emby (alternative à Jellyfin/Plex) ou Swing Music (sorte de Spotify avec données locales).
- Des utilitaires comme Portainer, n8n, MySpeed ou Transmission.

Pour les profils techniques, ZimaOS intègre un outil permettant de déployer ses propres conteneurs via une interface web présentant un assistant permettant de construire un Docker Compose en mode graphique. On peut directement y importer des fichiers YAML, personnaliser les variables d’environnement, modifier les ports, mapper des volumes vers le stockage principal ou encore attribuer le GPU Nvidia à un conteneur spécifique pour l’IA ou l’encodage.

Fonctions natives, virtualisation et axes de progression
ZimaOS ne se limite pas aux conteneurs et intègre “ZVM” (Zima Virtual Machine), un hyperviseur permettant de créer des machines virtuelles à la volée depuis son navigateur. Le système est fourni avec un modèle Windows 10 et permet de télécharger des images ISO (comme Fedora) d’un simple clic pour lancer une installation personnalisée en attribuant les ressources souhaitées (comme de la RAM, le stockage sur le pool de stockage SSD, etc.).

L’écosystème propose également une application de sauvegarde calquée sur la stratégie 3-2-1, gérant des destinations comme l’USB, des partages SMB ou des clouds publics (OneDrive, Dropbox, Google Drive). Elle a peu d’options, mais elle suffira pour les besoins basiques.

Pour l’accès à distance, l’application Zima Client permet d’accéder à ses fichiers partout dans le monde via un identifiant unique (Remote ID), et intègre des extensions pratiques comme la synchronisation locale de l’application de notes Obsidian. On peut noter aussi la présence de la fonction “PeerDrop” pour s’échanger facilement des fichiers entre machines via le ZimaCube.
Un mode développeur permet en outre d’activer un accès SSH complet et un terminal web, aux côtés de fonctionnalités comme le DLNA, le SMB et “Zima Search” pour indexer les fichiers par IA.
Malgré ces atouts, le système souffre encore de quelques limitations. La gestion du réseau reste trop basique et fait l’impasse sur des options comme le tag de VLAN ou le teaming de cartes (agrégation). De plus, il n’est pas encore possible d’utiliser les SSD NVMe comme cache pour le pool de disques SATA, et ZimaOS est dépourvu de pare-feu natif intégré (nécessitant de se tourner vers des projets communautaires).

Néanmoins, la dissociation complète entre le matériel et la partie logicielle reste un argument de poids. Si ZimaOS s’avère trop limité, rien ne vous empêche de formater le SSD système pour y installer une autre solution : Proxmox VE, TrueNAS, ou autre chose. Le boîtier est vraiment top et évolutif.
ZimaCube 2 : la vidéo YouTube
Découvrez ma vidéo complète sur YouTube :
Dans le cadre de cette collaboration avec Icewhale, profitez d’un code promotionnel pour obtenir 50 dollars de réduction : it-ion_50. Voici mon lien pour accéder à cette offre :