Disney+ enrichit fortement son catalogue avec des animes et du sport accessibles sans surcoût

Pour comprendre toute la situation, il faut d’abord regarder un peu le contexte. Concrètement, les Français réduisent leurs abonnements face à l’inflation des prix. C’est un fait et cela a été parfaitement entendu par les grandes oreilles de Disney+. Alors que l’on aurait pu imaginer une revalorisation du prix d’abonnement comme beaucoup de plateformes le font régulièrement, la stratégie adoptée a été toute autre. Disney+ s’engage auprès de ses abonnements à leur donner un maximum de raison de rester en accumulant les nouveaux contenus. Des ajouts de contenus mais pas d’euros, c’est une stratégie tout simplement iconoclaste dans le monde du streaming.

L’Équipe s’installe, une première en France

Les contenus commencent déjà à arriver puisque depuis le 11 juin 2026, la chaîne L’Équipe est accessible en direct depuis Disney+ et ce sur tous les écrans. C’est un petit événement dans le monde de l’audiovisuel car c’est la première fois qu’une chaîne de la TNT rejoint officiellement l’interface d’un service de streaming grand public.

Des ajouts de contenus sans dépenser un euro de plus

Que verront les abonnés&nbsp? Les émissions emblématiques de la chaîne telles L’Équipe du Soir, L’Équipe de Greg ou encore L’Équipe de Choc. La date du 11 juin n’avait rien de hasardeux puisqu’elle coïncidait avec le début de la Coupe du Monde de foot. Mais attention, L’Equipe n’est pas détentrice des droits de diffusion en France (il s’agit de M6 qui a 54 matchs en clair et tous les matchs de la compétition sur BeIN Sports). Sur Disney+, vous aurez accès aux directs d’analyse et de décryptage et aux émissions, rien de plus.

Sur le long terme par contre, cette diffusion de l’Équipe permettra de suivre des événements sportifs majeurs tels que les 24h du Mans, les compétitions de biathlon, etc. Après l’intégration de longue date d’ESPN, l’ajout de l’Equipe ancre un peu plus Disney+ dans une offre orientée sport.

1 500 animes ADN&nbsp: un changement d’échelle

Décidément la première quinzaine de juin était chargée chez Disney+ car la veille de l’annonce avec L’Équipe, la plateforme dévoilait son accord avec ADN. Cet accord passé avec la référence du streaming d’animation japonaise en France fait saliver plus d’un fan du genre puisque ce sont pas moins de 1 500 contenus qui vont trouver leur place sur la plateforme d’ici la fin 2026.

Pas moins de 1 500 contenus d’anime vont trouver leur place sur la Disney+ d’ici la fin 2026.

Les titres les plus bangers du genre sont annoncés avec l’arrivée officielle de Naruto. Plusieurs classiques restaurés ainsi que des nouveautés en simulcast (diffusion quasi en temps réel après leur sortie au Japon) sont également dans les tuyaux. Jusque là, Disney+ avait déjà dans son escarcelle One Piece, Bleach Thousand Year Blood War, Dragon Ball Z Kai mais avec ces annonces, les fans vont intégrer un tout nouvel univers foisonnant.

L’accord va même jusqu’à prévoir des co-développements de productions françaises d’animation japonaise

Tout cela n’est en rien dû au hasard, la France est aujourd’hui le premier marché de l’anime dans la zone EMEA. Avec cet accord, Disney+ ouvre grand les bras à une communauté très dynamique et veille à l’intégrer à sa stratégie. L’accord va même jusqu’à prévoir des co-développements de productions françaises d’animation japonaise. On est clairement dans une relation et une stratégie à long terme avec ce type d’annonce.

Une logique de rétention, pas d’acquisition

Ces deux annonces s’inscrivent dans un mouvement de fond et massif qui imprègne la quasi-totalité des acteurs du domaine. Disney avait déjà évoqué l’idée d’une super app, c’est-à-dire un écosystème unifié qui mixe à la fois streaming, parcs, croisières, gaming. En restant dans le domaine des contenus, ces dernières annonces s’inscrivent dans cette même tendance générale.

Fidéliser coûte moins cher qu’acquérir

Une leçon de marketing bien connue est la suivante&nbsp: fidéliser coûte moins cher qu’acquérir. Un abonné qui hésitait à résilier après avoir fini sa série a désormais deux raisons de plus de rester et ce n’est pas anodin. Du sport en direct, des milliers d’épisodes de mangas inclus, sans surcoût, il est certain que l’on y réfléchira à deux fois avant de quitter la plateforme.

Tout ceci demeure cohérent avec l’évolution des habitudes de consommation vidéo des Français qui va vers plus de flexibilité. Maintenant, à la manière d’une bonne série, emparons nous d’un pot de pop corn, attendons quelques instants et regardons avec gourmandise ce que Netflix, Prime Video ou Max vont proposer en retour. Car dans ce scénario, il est difficile d’imaginer qu’ils restent les bras croisés à ne rien faire.

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