La Haute Autorité de Santé (HAS) a donné son feu vert concernant le remboursement de Poppins par l’Assurance maladie. Poppins est un ainsi présenté comme un jeu vidéo thérapeutique s’adressant aux enfants dyslexiques âgés de 7 à 11 ans pour les aider à travailler la lecture, l’écriture sans oublier la coordination. Poppins devient alors le premier jeu vidéo a être pris en charge par la Sécurité Sociale, une première en France.
Un jeu thérapeutique pour les enfants atteints de dyslexie
Poppins fonctionne sur smartphones et tablettes et propose ainsi de courtes sessions de jeu d’une durée d’environ 20 minutes, découpées en mini-jeux qui travaillent l’orthographe, la conscience phonétique ainsi que le rythme. L’idée proposée ici est de rendre plus ludique les exercices répétitifs nécessaires à la rééducation de la dyslexie en les transformant en un véritable jeu d’aventures comprenant niveaux, trophées et tests de logique.
La start-up Poppins aurait collaboré avec différents chercheurs et des partenaires comme Ubisoft pour élaborer une trentaine d’exercices axés sur le langage écrits et le rythme, spécialement conçus pour les enfants en difficulté.
La Haute Autorité de Santé (HAS) valide le remboursement
L’HAS a donné son accord à la prise en charge de Poppins pour le traitement de la dyslexie chez les enfants de 7 à 11 ans. Si le ministère de la Santé suit cet avis, plusieurs sources indiquent que les premiers remboursements devraient intervenir en septembre prochain au plus tôt, initialement pour une durée d’un an.
Cependant, la Haute Autorité de Santé précise que Poppins doit être utilisé en complément et non en remplacement de l’orthophonie et que son accès est limité aux enfants suivant déjà un programme de rééducation supervisée par un orthophoniste.
Un marché en voie de développement
La HAS s’est appuyée sur au moins une étude clinique menée sur 300 enfants environ, montrant que ceux utilisant Poppins lisaient en moyenne plus de 4 mots de plus correctement en deux minutes qu’un autre groupe sans le jeu.
D’autres études présentées par l’entreprise sont moins concluantes, et la HAS a alors demandé de nouvelles données sous six mois pour confirmer l’impact significatif sur la compréhension du langage.
Par ailleurs, la start-up Poppins arrive dans le sillage de Ludocare, une autre application remboursée au même titre pour les enfants asthmatiques. Quoi qu’il en soit, cette annonce est une première en France pour un jeu vidéo et montre également le signe d’une évolution plus large dans l’intégration de nouveaux outils.